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Hittites
Les Hittites furent un peuple habitant l'Asie Mineure durant l'Antiquité, rattachés aux Indo-européens. Ils envahirent l'Asie Mineure centrale vers 2500 Ils y soumirent le peuple autochtone, les Hattis à qui ils empruntèrent différents dieux, mythes et rites.
Histoire
L'histoire de ce peuple peut se diviser en plusieurs phases:
Genèse du peuple hittite et migration en Anatolie
Les Hittites, et les peuples indo-européens apparentés, ne sont pas originaires d'Asie Mineure. Il semble que le peuple autochtone soit les Hattis: civilisation urbaine très évoluée dont de nombreux vestiges subsistent (Hacilar, Çatal Hüyük ou Alisar).
Les Hittites viendraient d'Europe. Leur genèse est encore très floue, mais l'hypothèse communément admise est la suivante.
Au Néolithique (VII millénaire), une civilisation florissante se développe dans les Balkans et le bassin du Danube. Cette civilisation, dont la continuité ne fait guère de doute, se développe jusqu'au IV millénaire. Très raffinée, elle semble même avoir créé une sorte d'écriture picturale, probablement un syllabaire. Parallèlement, au V millénaire, un peuple plus fruste parlant très probablement une langue proche de l'indo-européen originel s'épanouit dans les plaines entre le Dniepr et la Volga. Cette civilisation est principalement caractérisée par les tombes de ses élites : des fosses recouvertes de petits tumulus, appelées en russe Kourgan. Elles ont donné leur nom à cette civilisation : la culture des Kourganes. Parfois, un peu improprement car une culture n'est pas un peuple, on les a appelé peuple des Kourgans ou les Kourgans.
Certains membres de la culture des kourganes vont migrer, en trois vagues entre le V et le III millénaire, vers la civilisation danubienne et la détruire. De nombreux peuples, par assimilation réciproque, vont en résulter.
On ne sait pas si les Hittites sont issus de la première vague des Kourganes (4400-4200) qui auraient, après avoir atteint les Balkans, été forcés à migrer vers l'Anatolie sous la pression de la deuxième vague de migrations ou s'ils sont issus de cette deuxième migration (3400-3200) mais ce n'est qu'à la fin du III millénaire que l'archéologie atteste de mouvements de population des Balkans vers l'Anatolie. Des populations de langue louvite semblent s'installer vers 2300-2200 : de nombreuses cités d'Asie Mineure, dont Troie, sont ravagées. Une seconde vague vers 2000-1900 semble s'être installée plus calmement, ce sont les populations parlant le hittite-nésite, essentiellement dans la boucle du fleuve Halys.
Les Hittites sont alors sur le territoire des Hattis et une symbiose culturelle des deux civilisations a lieu. Le dialecte hittite de la ville de Nesa (ou Kanesh) s'impose dans la vie quotidienne, alors que la langue hattie devient la langue liturgique.
Cette symbiose s'est effectuée peu à peu : en effet entre l'arrivée des Indo-européens et la constatation de la fusion des deux civilisations lors de l'établissement des Assyriens, il se passe deux à trois siècles.
Il convient de noter que cette thèse concernant l'origine des Hittites, bien que la plus commune ne fait pas l'unanimité. Ainsi certains hittitologues estiment que les Hittites sont entrés en Anatolie par l'est, d'autres, tel Colin Renfrew, estiment même que ce peuple est autochtone à l'Asie Mineure et est un descendant des cultures de Çatal Hüyük et des premiers cultivateurs de la région.
L'époque des comptoirs assyriens (XX–XVIII siècles)
Au début du II millénaire, les Assyriens installent une vingtaine de comptoirs en Anatolie. Contrairement aux Hittites, les Assyriens arrivent en petit nombre et chaque comptoir consiste en une colonie assyrienne séparée de la population locale.
Chacune de ces colonies, appelées karum conserve l'organisation assyrienne traditionnelle et demeure sous l'autorité du karum de Kanesh, lui-même contrôlé par la métropole. Les Assyriens, comme l'attestent les nombreuses tablettes cunéiformes retrouvées, contrôlaient toute l'économie de l'Asie mineure, en particulier le commerce du cuivre.
Le pouvoir politique par contre était au main des princes hittites qui règnaient sur la multitude de principautés dont était composée l'Anatolie.
Mais au début du XVIII siècle, les bouleversements du Proche-Orient entraînent la ruine, parfois violente, de ces colonies. Cela permet un premier mouvement d'unification de la région au XVIII siècle : le prince de Kussar, Pithana, s'empare de Nesa, l'ancien centre économique, et s'y établit. Son fils Anitta poursuit son œuvre et unifie une partie de l'Anatolie. Dans sa Proclamation d'Anitta, il prend le titre de Grand Roi qui sera utilisé par de nombreux souverains du Moyen-Orient durant les deux millénaires suivants.
Anitta fut le seul roi de sa dynastie. Après lui, l'Anatolie traverse une période obscure de guerres et de famines qui dure une centaine d'années. L'usage de l'écriture disparaît presque totalement.
Souverains hittites légendaires
- Vers 2160 : Pamba
- Vers 2050 : Pithana
- Vers 1900 : Anitta
L'ancien royaume (vers 1680/1495)
Labarna I fut le premier véritable roi des Hittites. Il n'y a guère de documents ou de vestige de son règne et, mis à part l'Edit de Telibinu, peu de documents en font mention. Certains historiens avancent qu'il pourrait s'agir d'un roi légendaire. Tous les rois qui lui succédèrent sur le trône hittite utilisèrent le titre de Labarna, selon une méthode similaire à celles des empereurs romains qui utilisèrent les titres de César et Auguste à la suite de Jules César. De même, probablement pour marquer la continuité avec l'ephémère dynastie d'Anitta, Labarna I, et tous ses successeurs jusqu'à la chute de l'Empire, prend les titres de Grand Roi et celui d'homme de Kussar, ville d'origine de Pithana, père du premier roi Anitta.
Son successeur fut Hattusili I, également appelé Labarna II. Ses liens de parenté avec son prédécesseur sont peu clairs : certains pensent que ce fut son petit-fils, son neveu ou encore son fils adoptif. Roi conquérant, son nom indique qu'il avait établit la capitale à Hattusa. Avec lui, le royaume hittite s'étendit au nord jusqu'à la mer Noire (Zalpa), au sud jusqu'à l'Arzawa et à l'est jusqu'à l'Euphrate. Il est le premier roi hittite à franchir les monts Taurus séparant l'Anatolie de la Syrie actuelle. Il y détruit Alahah, vassale du royaume de Yamkhad dont la capitale était Alep.
Mursili I succède à son grand-père à la tête du royaume hittite. Comme son aïeul ce fut un grand guerrier. Il abat la puissance du Yamkhad dont il détruit la capitale Alep, puis, en 1594 mène un raid sur Babylone, qu'il prend, entraînant la chute de la dynastie fondée par Hammourabi.
Mais à guerroyer loin de sa capitale, le royaume hittite se fragilise et lorsque Hantili I, beau-frère de Mursili, lui succède après l'avoir assassiné, c'est le début d'une longue période de troubles. Lors de la révolte de Karkemish, les Hourrites de l'Euphrate se soulevèrent et vainquirent le souverain. Les Gasgas firent leurs premières incursions dans les provinces du Nord. Son successeur, Zidanta I, est surtout connu pour son manque de scrupules : pour accéder au trône, il n'hésita pas à assassiner le fils et le petit-fils de Hantili. Lui-même sera assassiné par Ammuna, son propre fils, qui lui succédera.
Sous son règne la situation empire et le royaume hittite perd plusieurs provinces dont l'Arzawa et l'Adana. À sa mort, après l'assassinat de ses héritiers légitimes, c'est Huzziya I, très probablement un de ses descendants illégitimes qui lui succède, mais il est rapidement renversé par Telibinu, beau-fils d'Ammuna qui l'exile ainsi que ses frères. Telibinu, principalement connu pour l'Edit de Telibinu établissant une loi successorale qui reste en vigueur jusqu'à la fin de l'Empire, réussit également à consolider le royaume hittite par différentes actions militaires et par un traité avec le roi du Kizzuwatna.
Souverains hittites de l'ancien royaume
- 1680/1650 : Larbana I
- 1650/1620 : Labarna II puis Hattushili I
- 1620/1590 : Mursili I
- 1590/1560 : Hantili I
- 1560/ ? : Zidanta I
- Ammuna
- ? /1525 : Huzziya I
- 1525/1495 : Telibinu
Les successeurs de Telibinu sont encore mal connus. Seuls leurs noms et leur ordre de succession nous sont connus : Alluwamna, Hantili II, fils du précédent, Tarhurwaili, Zidanta II, Huzziya II et Muwatalli I. Néanmoins, cette période correspond à une période d'affaiblissement de l'État hittite, et cela suite à l'apparitions de deux nouvelles menaces extérieures:
- les Gasgas, qui avaient fait leurs premières apparitions sous le règne de Hantili I, deviennent plus menaçants. Ils forcent Hantili II à renforcer les défenses de la capitale et des villes proches des frontières du royaume.
- les Hourrites qui s'unifient et forment le royaume du Mitanni dont la puissance augmente rapidement. Cet État annexe ou vassalise alors les royaumes d'Alep, d'Alahah et du Kizzuwatna.
Souverains hittites du royaume de Hatta
- 1495/ ? : Alluwamna
- Hantili II
- Tarhurwaili
- Zidanta II
- Huzziya II
- ? /1465 : Muwatalli I
Le moyen empire (1465/1380)
Vers 1465, la dynastie fondée par Labarna est renversée. C'est la conséquence des troubles des règnes précédents et le nouveau roi, Tudhaliya Ie, possède des ascendances hourrites et kizzuwatniennes. Profitant des actions du pharaon Thoutmôsis III contre le Mitanni, qui vainc une coalition mitanno-canaanéenne à la Bataille de Megiddo, il remporte différentes victoires contre les Hourrites ce qui lui permet de replacer le Kizzuwatna sous la domination d'Hattusa et de détruire Alep. Outre l'ère de bonnes relations avec l'Égypte qu'inaugure la nouvelle dynastie, Tudhalya renouvèle profondément les élites du pays : dès son règne, aux côtés de l'aristocratie traditionnelle, de nombreux personnages portant des noms d'origine hourrite occupèrent des postes importants.
Souverains hittites du moyen empire
- 1465/1420 : Tudhaliya I
- 1420/1400 : Arnuwanda I
- 1400/1397 : Tudhaliya II le Tukhanti
- 1397/1395 : Hattushili II
- 1395/1380 : Tudhaliya III
Le nouvel empire (1380/1190)
1190
Après l'assassinat de l'héritier du trône, le jeune et énergique prince Suppiluliuma I réforme complètement le royaume hittite. C'est la véritable création de l'Empire hittite.
Suppiluliuma rétablit également le royaume dans son rôle de pièce majeure de l'échiquier du Proche-Orient. Il lutte contre le Mitanni dont il réduit la puissance, puis il lance une campagne contre le Kizzuwatna qu'il annexe.
Le renouveau de la puissance hittite bouleverse l'équilibre du Proche-Orient : les Hittites et les Égyptiens y exerçaient une lutte d'influence afin de contrôler le couloir commercial passant entre la Syrie et la Palestine. Or les pharaons égyptiens ne réagissent que mollement aux conquêtes hittites qui annexent ou vassalisent les États alliés du Mitanni, lui-même allié de l'Égypte : Alalah, Nuhasse et même Qadesh, clef de la vallée de l'Oronte, sont contrôlées par Suppiluliuma sous le règne d'Akhénaton ; les royaumes d'Amurru, d'Aziru et d'Ougarit deviennent des vassaux pendant le règne de Toutânkhamon. Finalement, les derniers alliés du Mitanni cèdent et Karkemish, contrôlant le passage de l'Euphrate, est intégrée à l'empire.
Rompant avec la tradition, Suppiluliuma consolide ses conquêtes en passant des traités avec ses vassaux, qu'il choisit avec soin. Il nomme ainsi ses deux fils rois d'Alep et de Karkemish. Cette ville, l'une des plus anciennes du Proche-Orient, devient la deuxième ville de l'empire. C'est là que demeure le vice-roi, contrôlant de cette cité les différents royaumes syriens tous devenus progressivement les vassaux de l'empire hittite. Suppiluliuma renforce sa position en mariant ses filles aux différents rois syriens.
Alors que les troupes égyptiennes sont repoussées à Qadesh, le pharaon Toutânkhamon meurt subitement sans d'héritier. Son épouse Ankhesenamon, convainc Suppiluliuma de lui envoyer un de ses fils pour un remariage. Suppiluliuma envoie finalement le prince Zannanzach qui est assassiné avant d'atteindre l'Égypte. Cet événement est l'un des facteurs déclenchant des guerres qui opposèrent les deux puissances pendant plusieurs générations.
Suppiluliuma meurt précocement d'une peste, dont la propagation avait été favorisée par les nombreuses déportations de son règne. Son successeur, Arnuwanda II disparaît également peu après, de la même maladie. Mais l'œuvre de Suppiluliuma lui survit. Les rois d'Alep et de Karkemish, ses fils, ainsi que le roi du Mitanni, son beau-fils, sont liés par des liens très forts à la dynastie : ils resteront fidèles aux rois hittites jusqu'à la chute de l'empire.
Ainsi, un fils cadet de Suppiluliuma monte sur le trône : Mursili II. La situation est difficile: non seulement la peste ravage le pays, mais Mursili doit tout d'abord mater la rebellion de certains vassaux. Le roi abandonne quelque temps la capitale Hattusa. Il conquiert l'Arzawa et détruit le royaume d'Azzi. Ougarit et l'Amourrou se voient contraints de renouveler leurs traités de vassalité. Finalement, la lutte contre les Gasgas est également nécessaire : il libère les provinces du nord et renforce la frontière sur les montagnes surplombant la mer Noire.
Son fils Muwatalli II lui succède sur le trône. Comme pour ses prédécesseurs, son règne est rythmé par les guerres. Muwatilli vainc tout d'abord le royaume de Wilusa, au nord-ouest de l'empire, qui devient son vassal. Puis il doit faire face aux Gasgas qui franchissent la frontière, pillant et détruisant les cités hittites. La capitale Hattusa est détruite et le roi et sa cour se réfugient à Tarhuntassa, une ville du sud. Pour rétablir son autorité sur le nord du pays, il nomme son frère Hattusili administrateur des provinces du nord. En même temps, la menace assyrienne se précise : le Mitanni est vaincu et devient vassal de l'empire mésopotamien.
Pendant qu'Hattusili pacifie le nord et que le roi assyrien Adad-Nirari devient le suzerain du Mitanni, le roi Muwatalli se concentre sur la Syrie voisine. Le conflit avec l'Égypte ne tarde pas à reprendre, ses pharaons Séthi I, puis Ramsès II désirant récupérer les possessions syriennes perdues sous Akhénaton et Toutankhamon, en particulier le royaume de l'Amourrou et la clé de la route commerciale reliant la Méditerranée et la Mésopotamie, la citadelle de Qadesh, à la frontière entre les zones d'influence des deux empires. Ramsès remporte dans un premier temps une victoire diplomatique en ralliant le souverain d'Amourrou à sa cause. La guerre atteindra son paroxysme lors de la deuxième bataille de Qadesh, véritable match nul qui rétablira le statu quo en replaçant le royaume d'Amourrou sous la suzeraineté hittite. Ce fut la fin du conflit entre les empires hittites et égyptiens : tout deux seront désormais accaparés par la menace assyrienne.
Muwatalli II meurt en 1270 et son fils illégitime, Mursili III, lui succède sous la régence de son oncle Hattusili. Celui-ci se rebelle bientôt et exile Mursili qui se réfugie sur l'île de Chypre. Hattusili III monte sur le trône et signe un traité de paix avec l'Égypte (voir la rubrique Droit). Ayant reconquis les territoires occupés par les Gasgas et vaincus une rebellion des Louvites qui ne reconnaissaient pas son usurpation, Hattusili III a un règne un peu plus pacifique durant lequel il stabilise la situation en Syrie par la paix avec l'Égypte et une alliance avec Babylone lui permettant de surveiller la menace assyrienne. Mais cette menace grandit: le Mitanni est brisé par les Assyriens en 1260.
Le successeur de Hattusili III est, conformément à la loi successorale, son fils, Tudhaliya IV. Celui-ci lutte d'abord pour maintenir l'unité de l'empire, contre les royaumes d'Ahhiyawa et d'Arzawa. Pendant ce conflit, il assure ses arrières en signant la paix avec l'Assyrie en contrepartie de la reconnaissance de ses conquêtes. Mais bientôt l'Assyrie repasse à l'offensive et attaque la rive ouest de l'Euphrate, en mains hittites. Tudhaliya réagit, mais sa contre-attaque aboutit à un échec à la bataille de Nihiriya en 1230.
Tudhaliya s'emploie alors à imposer un blocus maritime à l'Assyrie. À l'aide du roi de Karkemish, il convainc les royaumes syriens, en particulier l'Amourrou, de respecter le blocus. Ceux-ci refusent les bateaux de l'Ahhiyawa. Tudhalia débarque également au royaume d'Alasiya, l'actuelle Chypre, qui lui verse un tribut en cuivre. Le blocus s'avère payant : l'Assyrie signe un traité de paix et restitue les territoires glânés au détriment du royaume de Karkemish.
Mais Tudhaliya n'a pas seulement marqué l'histoire hittite par ses faits guerriers : véritable réformateur religieux, il réorganisa le culte, modifia les fêtes et agrandit le sanctuaire de Yazilikaya.
Si la paix est maintenue sous les successeurs de Tudhaliya, Arnuwanda III puis son frère Suppiluliuma II, l'empire hittite, miné par de longues famines ayant entraîné de nombreux mouvements de population qui ont complètement déstabilisé l'État va encore s'affaiblir sous les coups des Peuples de la Mer qui ravagent toute la région. L'Empire hittite y survit, contrairement aux royaumes achéens et à Mycènes, mais en 1190 l'Empire s'effondre sous les coups des Gasgas. Hattusa et les principales villes hittites sont détruites et ne se relèveront jamais.
Souverains hittites du nouvel empire
- 1380/1342 : Suppiluliuma I
- 1342/1340 : Arnuwanda II
- 1340/1310 : Mursili II
- 1310/1270 : Muwatalli II
- 1270/1265 : Mursili III
- 1265/1250 : Hattushili III
- 1250/1210 : Tudhaliya IV
- 1210/1200 : Arnuwanda III
- 1200/1190 : Suppiluliuma II
Les royaumes néo-hittites (1190/700)
C'est à la même époque que les Phrygiens, autre peuple indo-européen, envahissent le plateau central d'Anatolie et y établissent leur royaume et leurs cités.
La civilisation hittite survit à la chute de son centre. Dans le sud de l'Anatolie ainsi qu'en Syrie plusieurs royaumes de langue louvite sont fondés et Karkemish, où règnent des descendant de la dynastie de Suppiluliuma I, reprend le rôle de capitale culturelle du monde hittite abandonné par Hattusa.
Un nombre important de petits royaumes voit alors le jour : en Cappadoce, une dizaine de princes s'allient dans la confédération du Tabal, alors qu'à l'est, le long de l'Euphrate, d'autres principautés apparaissent: le Milid, le Kummuhu, le Gurgum. Au sud, on trouve les États suivants : la Cilicie, les royaumes de Ya'diya et de Karkemish, Pattina, Arpad, le royaume d'Alep, la principauté de Til Barsid et enfin le royaume de Hama.
Ces royaumes ne jouent certes aucun rôle politique majeur, mais ils prospèrent du XII au IX siècle. Ce n'est qu'entre 745 et 708 que les derniers disparaissent l'un après l'autre sous les coups des Assyriens. Le plus puissant d'entre eux, le royaume de Karkemish, disparaît en 717. C'est la fin de la civilisation hittite.
Religion
À l'inverse des autres grandes civilisations orientales, les prêtres n'avaient pas une grande importance dans la vie religieuse hittite, car leur rôle était plutôt modeste.
Panthéon
717
Profondément polythéiste, à tel point que les Hittites eux mêmes parlaient de leurs « mille dieux », leur religion fut caractérisée par trois phénomènes fondamentaux : tout d'abord elle est le résultat d'un syncrétisme entre la religion originelle de ce peuple et celle pratiquée par les Hattis autochtones ; ensuite, il n'y a jamais eu de panthéon officiel, chaque région, chaque localité a eu son propre panthéon qui variait au gré des conquètes et des défections ; finalement, les dieux adorés par les Hittites ont considérablement variés au cours des siècles, par l'assimilation des divinités des peuples voisins, parfois en les identifiant avec d'autres similaires du panthéon antérieur.
Malgré l'absence de panthéon officiel, un effort d'identification des dieux eu lieu sous l'Empire : chaque cité conservait les noms de ses dieux propres, mais les dieux similaires de chaque cité étaient considérés comme uniques, bien que portant des noms différents.
Teshub, le dieu de l'orage
Au sommet de ce panthéon trônait le dieu de l'orage. Appelé Teshub en hourrite ou parfois Tarhunt, il est symbolisé par le taureau. Ce fut également, et surtout, le dieu de la guerre, plus particulièrement contre les étrangers.
Telebinu, le dieu agricole
Dans le panthéon hittite, Telebinu est le dieu de la fertilité. Il est le fils de Teshub, le dieu de l'orage. Ses colères se traduisent par de mauvaises récoltes.
Le temple
Le temple abrite, comme ailleurs en Orient, la statue qui a droit aux soins quotidiens définis par les rituels. Les fêtes principales ont lieu au printemps et à l'automne ; à cette occasion le dieu sort du temple. Il est souvent emmené dans un sanctuaire hors de la ville ; des rites propres à chaque divinité sont alors accompagnés de sacrifices qui donnent l'occasion d'un repas en commun ; des jeux en forme de compétition sportive et de simulacres de combats terminent ces fêtes, pratiques certainement d'origine indo-européenne, qui nous rapproche du monde grec. Le culte populaire nous est pratiquement inconnu. La divination et la magie jouent un rôle important. Les Hittites adoptent la pratique de la lecture des entrailles, pratiquée depuis longtemps en Mésopotamie. Un temple, dont le titulaire était un devin, à été retrouvé à Emar, avec ses archives et sa bibliothèque. L'Euphrate à été la voie d'expansion naturelle des pratiques culturelles de la Mésopotamie vers la Syrie du Nord et le monde hittite, et de là vers la Méditerranée.
Langues
De nombreuses langues furent parlées dans l'histoire hittite. Peuple indo-européen, les hittites parlaient le nésique (ou hittite-nésique), principal représentant de la branche des langues anatoliennes. Ce fut la langue officielle de l'empire.
A côté d'elle on trouve principalement deux autres langues apparentées : le louvite provenant du sud anatolien (Royaume de Kizzuwatna) qui sera la langue principale des royaumes néo-hittites du Nord de la Syrie et le palaïte parlé au nord-ouest du Hatti. Des vestiges d'autres dialectes anatoliens ont été retrouvés dans toute la Turquie actuelle : le lydien sur la côte égéenne, le carien sur la côte sud-ouest, le pisidien et le sidétique sur la côte sud.
La quasi-totalité de ces langues indo-européennes disparaîtront em même temps que l'empire. Le louvite survivra quelques siècles en Syrie et donnera naissance au lycien.
Mais, à côté des langues indo-européennes parlées par les envahisseurs hittites, nous trouvons dans l'Anatolie des Hittites d'autres types de langues. Tout d'abord, la langue autochtone le hatti, langue agglutinante qui devint après l'arrivée des hittites une langue morte à laquelle le hittique-nésique a emprunté de nombreux mots, en particulier dans le domaine culturel et religieux car elle fut la langue liturgique tout au long du II millénaire.
Parlée dans l'est du Kizzuwatna, sur l'Euphrate (en particulier le Mitanni) et dans les pays vassaux en Syrie, le hourrite, autre langue agglutinante sera de plus en plus utilisée par les Hittites, en particulier dans le domaine administratif et religieux : cela provient de la campagne de hourritisation entreprise par Suppiluliuma lors de sa profonde réforme au début de l'Empire.
Finalement l'akkadien, langue diplomatique de l'époque, est également attestée, plus particulièrement après le raid sur Babylone par Mursili I. Il s'agit néanmoins d'un usage dans la correspondance qui ne correspond probablement pas à une utilisation de la langue dans la vie courante.
Écriture
Système d'écriture
Les Hittites n'avaient pas d'écriture lorsqu'ils arrivèrent en Anatolie. C'est naturellement qu'ils adoptèrent le système utilisé localement, l'écriture cunéiforme, qu'ils adaptèrent à leur langue. En effet, l'écriture cunéiforme créée initialement pour la transcription du sumérien, langue agglutinante, avait été adaptée à la transcription des langues sémitiques, mais ne convenait pas forcément à l'écriture d'une langue indo-européenne. C'est néanmoins assez tardivement que l'écriture cunéiforme fut utilisée, probablement après les expéditions en Mésopotamie, car le syllabaire utilisé est différent de celui utilisé auparavant dans les comptoirs assyriens et plus proche de celui utilisé à Babylone.
À côté de l'écriture cunéiforme, les Hittites ont utilisé, principalement pour les inscriptions monumentales, une écriture hiéroglyphique. Les symboles de cette écriture sont appelés improprement hiéroglyphes hittites car ils ne transcrivent que rarement la langue hittite-nésique : la plupart des inscriptions monumentales sont en effet des inscriptions en louvite.
Durant les troisième, second et premier millénaires, le parchemin restait rare et cher, tout comme le vélin. Le système de notation de l'époque était une tablette, qui se présentait sous la forme d'une petite boîte remplie de terre glaise fraiche et humidifiée par une lingette posée sur la surface. Au moyen d'un petit outil, tel un stylet en métal ou une plume de roseau taillé, le calame, on inscrivait sur la surface de la tablette ce que l'on désirait noter, et que l'on pouvait conserver en la cuisant au four. Les signes cunéiformes étaient formés en tapant verticalement le stylet sur la surface de la tablette, puis en le tirant pour former un trait.
Textes hittites
Se pousuivant encore de nos jours, les campagnes de recherche archéologiques ont permis de découvrir plus de 31 000 tablettes, dont la plupart ne sont que des fragments. On connait actuellement plus de 750 textes hittites différents, de longueur très inégale, de quelques lignes à une centaine de pages en version imprimée. On estime que ces textes représentent environ 15% des textes produits, chiffre avancé d'après la lecture des tablettes fichiers d'une bibliothèque hittite.
Les textes les plus anciens sont de type historique, des chroniques et des annales, dans lesquels un souverain exposait comment son règne s'était déroulé . Même si ce sont les sources principales d'information sur l'époque, il convient de les aborder sous un angle critique.
Le deuxième type de textes les plus souvent retrouvés sont juridiques ; ce sont des codes de lois hittites, qui comptent plus de 200 articles de loi dans divers domaines. Ces textes nous permettent ainsi de déterminer les fondements de la société hittite, sans avoir toutefois le moyen de confirmer leur application réelle. Il s'agirait peut-être de cas d'école destiné à exercer les juristes.
Une troisième catégorie de textes retrouvés en grand nombre sont les traités internationaux, et les instructions administratives, qui étaient considérées par les Hittites comme similaires. Il s'agissait en fait d'instructions envoyées aux délégués locaux représentant le pouvoir central (gouverneurs des cités ou souverains des royaumes féodés), ou d'instructions militaires et douanières. Ces dernières, adressées aux gardes-frontières, ont ainsi permis de délimiter les frontières de l'empire hittite au cours du temps. Les traités internationaux concernent les relations avec les puissances voisines : cela nous permet de jauger l'importance de ce royaume dans toute l'Asie Mineure. On a ainsi retrouvé des échanges diplomatiques entre l'empire hittite et l'Égypte rédigés en akkadien. Ces correspondances nous montrent l'existence de relations, dans l'ensemble cordiales puisque distantes, et en particulier au XIV siècle lors de l'assassinat de Toutankhamon.
La très grande majorité des 750 textes hittites retrouvés sont religieux : une première partie d'entre eux sont de type rituel, employés dans toutes les situations, pour demander la protection d'un dieu. Ils sont relativement courts, et se décomposent en une description contextuelle du rituel et une suite d'instructions. Il existe des rituels pour tous types de situations, et leur nombre n'aurait cessé de s'accroître au cours de l'histoire. Une deuxième partie de ces textes religieux sont de type mythologique, sous la forme de récits. Ils sont beaucoup moins développés que ceux de la Grèce antique, et décrivent le panthéon hittite dominé par le dieu de l'orage, puis une série de dieux importants chargés de l'argriculture, de la guerre, etc., et enfin les dieux locaux ou mineurs. Une troisième partie de ces textes concerne la magie, qui regroupe également la médecine, car la notion même de médecine fait appel à des pratiques magiques qui reposent sur la divination. Ces pouvoirs sont l'apanage de femmes, des sorcières dans la grande majorité louvites, chargées d'interpréter les présages. Aujourd'hui encore, on continue de trouver des documents hittites en Anatolie.
Organisation sociale
La royauté
Le roi
Termes utilisés
De nombreux termes sont utilisés dans les textes hittites pour désigner le monarque. La prononciation de certains d'entre eux n'est d'ailleurs pas connue car les Hittites utilisant l'écriture cunéiforme ont parfois repris les sumérogrammes et les akkadogrammes sans les modifier pour représenter leurs propres mots :
- LUGAL désigne les rois de moyennes importance : les chefs des royaumes vassaux ou ceux des villes faisant partie de l'empire ;
- LUGAL GAL, « Grand Roi », désigne le roi hittite, le roi des rois. Il désigne également les grands souverains étrangers (égyptiens, babyloniens ou parfois même achéens) ;
- labarna (pré-hittite) ou tabarna (hittite), « solaire », du dieu soleil, titre honorifique attribué aux rois ;
- hassu ;
- UTU « Soleil ».
Fonction
La royauté hittite était bien différente de certaines monarchies contemporaines, en particulier de la monarchie égyptienne: en effet, contrairement au pharaon, le roi n'était pas considéré comme un dieu de son vivant. Les terres hittites appartenaient aux dieux, le roi était leur représentant et les gérait en leur nom. Ce n'est qu'après sa mort que le roi était divinisé, sa statue rejoignait celle de ses ancêtres. Par ailleurs, le terme utilisé pour indiquer le décès du roi signifiait également « devenir dieu ».
Ainsi, en tant que représentant des dieux, investi par le dieu de l'orage Tarhunt, c'est la fonction de grand-prêtre qui prédominait sur les autres. Ainsi, bien que commandant en chef des armées hittites permanentes, le roi n'hésitait pas à interrompre des campagnes, même lointaines, pour tenir son rôle dans la liturgie.
Outre ces deux rôles, le roi était également le chef du pouvoir judiciaire, et à ce titre recours ultime en justice, et le responsable de la diplomatie.
La reine
Le successeur
Désignation
Fonction
L'assemblée
L'existence d'une assemblée est attestée par les documents hittiques. Néanmoins peu de certitudes à son sujet existent :
- On ne sait pas s'il y avait un ou deux types d'assemblée, en effet, les textes retrouvés utilisent deux termes pour parler de l'assemblée.
- On ne connaît pas la composition de cette assemblée : s'agissait-il de délégués, de nobles, de personnages influents tels des hauts-fonctionnaires, de religieux ? La manière de les désigner est également inconnue.
- Les pouvoirs de cette assemblée est également flou : il semblerait qu'elle n'ait que rarement pris des décisions ; aussi, certains historiens pensent que son rôle aurait été purement consultatif.
- Ses réunions étaient plus fréquentes au début de la période monarchique que sous l'Empire. Certains y ont vu un indice corroborant l'hypothèse que l'assemblée était un relicat de la culture hattie, où la monarchie aurait été élective.
L'administration
L'armée
L'armée hittite, forte en temps normal de quelque 30 000 hommes, est formée par ceux qui ont à l'égard du pouvoir des obligations militaires, par des mercenaires et par des contingents fournis par les États vassaux. Elle comprend deux armes, l'infanterie et la charrerie. Le commandement est assuré par le roi, le plus souvent personnellement (la société hittite des origines était de type militaire). Il peut cependant déléguer son pouvoir, soit qu'il ait des charges religieuses à accomplir, soit qu'il soit malade.
L'organisation de l'armée est décimale : l'unité de base comprend 10 hommes commandés par un officier issu de la petite noblesse. L'échelon supérieur regroupe 100 hommes, et le suivant 1000.
L'infanterie n'occupe le premier rôle que sur terrain accidenté. Cependant, son rôle dans le maintient de l'ordre dans les pays dominés est essentiel. Elle est particulièrement formée pour lancer des attaques brusquées et donc inattendues. Son entraînement méthodique et la discipline qui y règne en font une très bonne arme.
Le char est l'élément essentiel du combat quand le terrain le permet. Léger et maniable, rapide, il assure une relative rapidité au tir. Il est monté par le conducteur, un combattant et un assistant chargé de protéger les autres avec un bouclier. En utilisant plutôt la lance que la flèche (utilisée par les Égyptiens), les Hittites en on fait une arme offensive efficace, chargée de foncer dans les rangs adverses, de les disloquer et d'y semer la panique.
Les armes sont la lance, l'épée droite ou recourbée, le poignard, la hache et l'arc accompagné d'un carquois d'une trentaine de flèches, plutôt utilisé par l'infanterie légère. Le guerrier est protégé par une armure à écailles, un casque et un bouclier.
Il n'y a sans doute pas de solde pour les hommes normalement astreint au service et ceux-ci se payent en général sur le butin. En stationnement, l'armée vit certainement sur le pays, mais il existe un service d'approvisionnement des armées qui est équipé de chars à bœufs et d'ânes.
Les Hittites sont également passés maîtres dans l'art des fortifications urbaines.
La société
Le monde hittite est divisé en deux. La cour — formée des membres de la famille royale, d'un certain nombre de familles aristocratiques et de membres des familles des souverains voisins, liés à l'Empire hittite par des traités, du haut-clergé ainsi que du personnel du palais — vit en vase clos, et seule la justice royale s'applique à ces nantis.
Le bas-peuple quant à lui est divisé entre hommes libres, serfs et esclaves :
- les hommes libres sont essentiellement les artisans, les marchands et les paysans
- les serfs sont formés par des populations déportées au gré des guerres : ces serfs, liés à la terre où ils sont établis ne peuvent se déplacer librement. Ces déportations avaient pour but de repeupler les régions dévastées.
- l'esclave a un véritable statut juridique, ce qui est exceptionnel pour l'époque. Son maître peut le vendre ou le punir, mais les esclaves peuvent aller en justice, épouser une femme libre ou encore avoir des biens propres.
Droit
Généralités
Sources
Le droit hittite est mal connu, essentiellement par des recueils de lois (deux tables retrouvées à Hattusa) et pas du tout par des documents de la pratique, comme les contrats. C'est un des droits les plus évolués de l'Antiquité, et ce très tôt, dès le II millénaire. Datant du XIV siècle, les lois sont composées par un fond coutumier archaïque, de jurisprudence et de lois royales d'époques différentes.
Droit pénal
Le droit pénal cherche plus la réparation du préjudice causé (telles que la remise en état d'une plantation saccagée) que la vengeance. Les dispositions législatives mettent également l'accent sur l'amendement du fautif. De nombreuses compensations pécuniaires sont prévues. Les incapacités temporaires de travail sont prévues : le responsable remplace la victime, personnellement ou par un esclave, paie le médecin et une indemnité. Cependant, il existe des peines de mutilation (oreilles ou nez) réservées aux esclaves pour les cas de vol ou d'incendie. La peine de mort est prévue, avec un champ d'application restreint pour l'époque : rébellion contre le roi ou un de ses hauts représentants, rébellion d'un esclave, adultère de la femme, viol et sortilège d'un esclave. De plus, la peine de mort s'applique sans accompagnement de supplices.
Enfin, l'individualisation de la peine est prévue (sauf cas de responsabilité collective d'une ville, disposition patriarcale archaïque), ce qui témoigne d'une atténuation de la répression judiciaire. Les compensations pécuniaires sont moins élevées si le crime est commis contre une personne du commun.
Pour l'époque, le fait même de prévoir des cas ou la peine de mort est appliquée à l'esclave est une avancée, car dans tous les droits contemporains, il est un bien meuble sur lequel son maître a les mêmes droits que sur un animal ou un objet.
Droit civil
La femme jouissait d'un statut privilégié dans le Proche-Orient du II millénaire. Dans la loi, le mariage se conclut par achat ou rapt. Dans le second cas, une indemnisation est prévue, et elle peut être versée à la famille ou aux parents. Le divorce est prévu, et la reine légitime gouvernait en l'absence du roi. Là encore, l'absence de documents de la pratique handicape l'analyse que l'on peut faire de ces dispositions. Enfin, non seulement le viol était reconnu, mais le violeur était puni (de mort).
Traité de paix
Après la Bataille de Qadesh (1274) qui opposa Mouwattali II à Ramsès II et qui s'acheva sur un statu quo, et surtout à cause de la montée en puissance de l'Assyrie, qui inquiétait autant les Hittites que les Égyptiens, Ramsès et Hattusili III (successeur de Mouwattali) furent amenés à conclure le premier traité international connu de l'histoire. Par chance, les deux versions ont été conservées. Ce traité inclut un pacte de non-agression, un pacte d'assistance mutuelle et même des clauses mutuelles d'extraditions de réfugiés.
Art
Architecture
Les temples hittites sont massifs. Les pierres à la base des murs sont couvertes de peintures et gigantesques : ce sont les orthostates.
Sculpture
Peinture et bas-relief
orthostate, Turquie]]
Artisanat
Poterie
Metallurgie
Littérature
Bibliographie
- Les civilisations anatoliennes, Marc Desti, Coll. Que sais-je?, P.U.F. 1998
Liens externes
- [http://o.lauffenburger.free.fr/index_fr.php?page=accueil Grammaire du Hittite]
Catégorie:Antiquité
Catégorie:Civilisation
Catégorie:Empire hittite
Catégorie:Histoire de la Turquie
Catégorie:Peuple indo-européen
ja:ヒッタイト
Antiquité
Catégorie:Antiquité
On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».
Chronologie
L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées.
La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.
L'antiquité en Europe
-5000
En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle.
La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge.
En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine.
La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne.
La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.
Civilisations antiques
- Antiquité européenne
- Grèce antique
- Étrusques
- Rome antique
- Celtes
- Slaves
- Baltes
- Germains
- Antiquité africaine
- Égypte antique
- Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
- Aztèques
- Incas
- Mayas
- Antiquité asiatique
- Asie mineure
- Hébreux
- Hittites
- Mèdes
- Perses
- Phéniciens
- Mésopotamie
- Sumer
- Akkad
- Assyrie
- Babylone
Voir aussi
autre acception
Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.
liens internes
- Rites religieux
- Préhistoire – Protohistoire
- Histoire – Moyen Âge
- Histoires nationales
- Histoires thématiques
- Migrations germaniques – Grandes invasions
Hatti
Terminologie
Le terme Hittites nous est parvenu par la Bible et les sources de l'Orient Ancien en général, et il sert à qualifier un peuple indo-européen d'Anatolie. Les Hittites eux-mêmes appelaient leur langue nesili (nésite), en rapport avec la ville de Nesa (Kanesh). Ce qu'ils appelaient hattili (langue hatti) était en fait la langue du peuple vivant dans la région du Hatti (capitale Hattusha), en Anatolie centrale (près de l'actulle Ankara), dans laquelle les Hittites s'installèrent et d'où ils fondèrent un puissant royaume, continuant à appeler la région "Hatti", et qui leur donna leur nom.
Qui étaient les Hatti ?
Le peuple Hatti reste très mal connu. On considère généralement qu'ils occupent l'Anatolie depuis plus longtemps que les populations Indo-européenns, en premier lieu les Hittites mais aussi les Palaïtes, car ceux-ci leur ont emprunté une partie de leur vocabulaire, de leurs dieux et de leur religion. Il est cependant impossible de déterminer clairement des traits proprement hattis dans les découvertes archéologiques de l'Anatolie centrale protohistorique (IIIè millénaire), tant la culture matérielle de la région est homogène à cette période, même si des tentatives intéressantes ont été effectuées.
Les premières sources historiques pour la région sont celles des archives des marchands assyriens ayant établi des comptoirs en Cappadoce (XIXè-XVIIIè siècles), dans un pays dominé par les Hittites-Nésites, mais où les éléments hattis sont encore présents. Il est toutefois plus logique de chercher l'habitat des Hattis dans la région qui a donné leur nom, où existe à cette époque un "royaume du Hatti", dont la capitale est située à Hattusha, la future capitale des Hittites. Ce royaume apparaît allié à une autre entité politique située plus au nord, le royaume de Zalpa. Ce premier royaume du Hatti tombe vers 1900 sous les coups du roi Anitta de Kussar, qui bat son roi Huzziya et détruit Hattusha. Si on a cherché à voir dans le nom de Huzziya un nom hatti, et qu'on a voulu faire de ce royaume une entité politique dominée par ce peuple, allant jusqu'à faire de la lutte contre les Hittites-Nésites une lutte ethnique, rien ne permet de confirmer ces dires, et peut-être que Hattusha était déjà dirigée par une dynastie hittite, comme celle qui fonde au XVIIè siècle le premier royaume hittite.
La religion hatti
Les Hittites ont conservé des anciens rituels religieux hattis en retranscrivant cette langue en écriture cunéiforme, et en traduisant ces textes dans leur langue pour mieux les comprendre. Ces rituels, faisant référence à des mythes hattis (comme celui de La Lune tombée du Ciel) sont dans un état trop lacunaire pour être bien compris, et le vocabulaire religieux reste rebutant.
On connaît en revanche bien les noms des dieux hattis, repris par les Hittites. La Déesse-soleil d'Arinna, divinité du monde souterrain, correspond ainsi à la déesse hatti Wurushemu, son compagnon le dieu-soleil du Ciel est Eshtan. Le dieu de l'Orage, associé de manière générale à l'eau, élément fertilisateur se nomme Taru (peut-être un dérivé du hittite Tarhunta), et il a deux importants sanctuaires en pays Hatti, à Nerik et Zippalanda. Le dieu agraire hittite Telebinu, fils de Wurushemu et d'Eshtan, est sans doute d'origine hatti. Les autres dieux principaux hattis sont Wurunkatte, dieu de la guerre, Inara, le "Génie de Hattusha", et Halmasuit, la "déesse-trône".
La langue hatti
La langue hatti est une langue agglutinante ne se rattachant à aucune famille linguistique connue. C'est donc un isolat. Elle a été parlée en Anatolie jusqu'au début du II millénaire avant l'ère chrétienne.
À l'arrivée des Hittites, vers -2000, elle s'est éteinte au profit des langues anatoliennes parlées par les nouveaux arrivants. Elle fut néanmoins utilisée comme langue liturgique jusqu'à la chute de l'empire hittite vers -1200. Elle devint alors un important substrat du hittite, qui fit de nombreux emprunts lexicaux au hatti.
Les Hittites écrivirent le hatti au moyen de l'écriture cunéiforme en faisant précéder les passages dans cette langue du mot hattili.
Bien qu'étant toujours généralement considérée comme un isolat, certains chercheurs rattachent le hatti aux langues caucasiennes tels l'abkhaze ou celles du groupe kartvélien. En effet, le hatti partage avec ces idiomes l'absence de tout genre grammatical et l'usage de préfixes.
Catégorie:Antiquité
Catégorie:Histoire de la Turquie
Catégorie:Empire hittite
catégorie:isolat
catégorie:langue agglutinante
Catégorie:Langue morte
Çatal Hüyük
Catal Huyuk Catal Huyuk
L'agglomération de Çatal Hüyük située dans la plaine de Konya, en Anatolie centrale, sur les bords de la Çarşamba fut le plus grand site néolithique du Proche-Orient. Il fut fondé vers 7000 avant J.-C. et devint un centre important seulement entre -6500 et -5700.
À son apogée, elle couvrait 13 hectares, et était une agglomération prospère et devait compter un millier de familles, soit une population d'à peu près 5000 personnes, ce qui était considérable à l'époque.
La ville avait une organisation et une culture élaborée, entretenant un commerce de longues distances et un artisanat de qualité. Elle contenait des sanctuaires avec des peintures murales, des figurines et des sépultures, avec une vie religieuse complexe.
Dans la campagne environnante, on cultivait le blé, l'orge, les pois, les lentilles, les vesces, et on y cueillait les pommes, les pistaches, les baies, les amandes et les glands. La viande étaient fournie par la pêche et la chasse (cerf, sanglier, onagre).
Le site était un centre d'échanges de nombreuses marchandises (bois, obsidienne du volcan Hasan Dağ, silex, cuivre, coquillages des rives de la Méditerranée), et ses artisans maîtrisaient la fonte du cuivre (plus ancienne attestation de la métallurgie au Proche-Orient) et s'étaient spécialisés dans de nombreuses productions : pointes de flèche, fers de lance, poignards d'obsidienne et de silex, masses d'armes en pierre, figurines de pierre et d'argile cuite, textiles, vaisselle de bois et de céramique, bijoux (perles et pendentifs de cuivre).
Les maisons étaient serrées les unes contre les autres, sans rues, ni passage, seulement accessible par des échelles de bois disposées de place en place. Elles étaient construites de briques crues recouvertes d'enduit et comprenaient généralement une pièce commune de 20 à 25 m² et des pièces annexes. La pièce principale disposait de bancs et de plate-formes pour s'asseoir et dormir, d'un foyer rectangulaire surélevé et d'un four à pain voûté.
Les sanctuaires nombreux différaient des maisons par leur décoration de peintures murales, de reliefs modelés, de crânes d'aninaux et de figurines. Les corps des morts étaient déposés sous les plates-formes de repos dans les sanctuaires et dans les maisons, et s'entassaient au cours des ans et des générations, ce qui laisse supposer un culte des ancêtres très élaboré. Avant d'être ensevelis, accompagnés d'objets précieux, les corps des morts étaient confiés aux vautours et aux insectes nécrophages.
Les peintures murales suggèrent un culte de la fécondité de la femme, avec les déesses souvent enceintes ou parturientes (femme accouchant), accompagnées de léopards et de taureaux symbolisants les dieux. Les reliefs pouvaient aussi représenter des seins de femmes.
Les maladies les plus courantes dont souffrait la population étaient l'anémie, l'arthrite et la malaria endémique venue des marais proches. L'âge moyen était de 34 ans pour les hommes et de 29 ans pour les femmes, mais certains individus pouvaient arriver à la soixantaine.
Louvite
Catégorie:Langue anatolienne
Catégorie:Langue morte
Le louvite est une langue anatolienne apparentée au hittite-nésite et au palaïte. Elle fut parlée dans le sud de l'Anatolie au IIe millénaire avant l'ère chrétienne. Elle survécut à la chute de l'Empire hittite et donna naissance au mylien, puis au lycien.
Contrairement au hittite-nésite et au palaïte, elle n'a pas été fortement influencée par le hatti, qui ne serait donc pas un substrat du louvite.
La langue louvite, minoritaire au sein de l'administration hittite, a été notée à l'aide de l'écriture cunéiforme. Néanmoins, une écriture particulière, nommée hiéroglyphes hittites avait été développée à partir du et la plupart des inscriptions, à caractère essentiellement monumentales, utilisant cette écriture transcrivent un dialecte du louvite. Des inscriptions en louvite hiéroglyphique, datant d'une époque aussi tardive que le VIe siècle avant l'ère chrétienne, ont été retrouvées dans le nord de la Syrie actuelle. Ces hiéroglyphes hittites ne semblent pas apparentés aux hiéroglyphes égyptiens ou crêtois et sont considérés comme une invention locale.
Liens
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues anatoliennes
Asie Mineure! Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie
L’Anatolie (ανατολη, Soleil levant en grec, anadolu en turc) est le nom donné dans l’Antiquité à la péninsule de l’extrémité occidentale de l’Asie, c’est-à-dire une grande partie (96 %) de la Turquie. Dans l’Antiquité, elle était nommée Asie mineure par les Grecs et les Romains.
Elle désigne aujourd’hui la partie asiatique de la Turquie, par opposition à la Thrace.
En raison de son emplacement stratégique à l’intersection de l’Asie et de l’Europe, l’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce dès la préhistoire.
Parmi les sites néolithiques on peut citer : Çatal Hüyük, Cayönü, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin.
L’occupation du site mythique de Troie, situé à l’ouest de l’Anatolie, débute aussi pendant le néolithique.
Parmi les civilisations et les peuples qui se sont installés ou ont conquis l’Anatolie, il convient de citer : les Hittites, les Phrygiens, les Perses, les Celtes (Galates), les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Goths, les Byzantins et les Ottomans.
Ces peuples sont d’origines ethniques et linguistiques très diverses, ce qui se ressent dans le patchwork linguistique qui s’est succédé dans la région. Ainsi, au début de la période historique, les Anatoliens parlaient non seulement des langues indo-européennes et sémitiques, mais aussi de nombreuses langues isolées et difficiles à rattacher à des familles.
Certains auteurs ont proposé l’Anatolie comme foyer originel des langues indo-européennes hittites et louvite, et source du rayonnement de celles-ci. D’autres auteurs ont proposé une origine anatolienne aux Étrusques de l’Italie antique. Ces deux positions sont fortement contestées et minoritaires.
La plus importante des civilisations qui s’y développa fut celle des Hittites (de -1900 à -1200).
Au , la péninsule fut conquise par les Ottomans et rattachée à l’Empire ottoman jusqu’à la proclamation de la République de Turquie en 1923.
Aujourd’hui une grande partie des habitants y parlent le turc et on y trouve encore une importante communauté kurde, majoritaire dans le sud-est de la région, près des frontières avec l’Iran et l’Irak.
Voir aussi
- Langue anatolienne
- Phrygie
- Empire byzantin
- Empire ottoman
ja:アナトリア半島
ko:소아시아
simple:Asia Minor
th:อนาโตเลีย
Troie
Troie (en grec ancien Τροία / Troía), aussi appelée Ilion (Ἴλιος) est une ancienne ville d'Asie mineure, située non loin de la mer Égée, à l'entrée de l'Hellespont. Elle se situe dans l'actuelle province de Çanakkale.
Troie légendaire
Fondation
Selon la légende, Dardanos est considéré comme le fondateur de la dynastie des rois troyens. Il fuit le déluge et trouve exil auprès du roi Teucros de Phrigie. Après la mort de Teucros, il devient le seul héritier, en se mariant avec Bateia, la fille du roi Teucros. D'après certaines traditions anciennes, Dardanos descend d'une vieille tribu, les Dardaniens des Balkans (localisée dans l'actuel Kossovo). Ce nom de Dardanien est en tout cas appliqué pour désigner les Troyens eux-mêmes.
Tros, petit-fils de Dardanos, est le héros éponyme de la Troade et de Troie. La ville elle-même est fondée par son fils Ilos (ou « Ilion », autre nom de la cité). Son fils Laomédon lui succède sur le trône. Poséidon et Apollon, punis par Zeus, ont bâti pour ce roi cruel les murs de la cité mais n'ont finalement pas eu la récompense méritée et, offensés par le roi, qui les menace de leur couper les oreilles, ils décident de se venger en propageant la peste sur la ville par Apollon. Quant à Poséidon, il envoie un monstre marin sur les rivages de Troie.
Plus tard, Héraclès, en passant par là, car il voulait suivre Jason à la recherche de la toison d'or en Colchide, s'arrête à Troie pour demander l'aide du roi Laomédon, sollicitant le prêt des fameux chevaux immortels qu'il est seul à posséder et qu'il garde jalousement !
Laomédon accepte mais à une condition : Héraclès doit tuer le monstre marin pour libérer sa fille Hésione. Héraclès accepte le marché et tue le monstre sur le champ en libérant Hésione.
Comme promis, Laomédon offre le cheval et Héraclès s'en va...
Mais pas très loin car le cheval meurt sur le coup et le héros fâché se retourne contre le roi Laomédon et le tue.
À l'exception d'Hésione, sa fille, et de Priam, l'un de ses fils.
La guerre de Troie
L'histoire légendaire de la guerre avec la Grèce est le sujet de l'Iliade d'Homère, des épopées du cycle troyen et l'un des sujets de l'Énéide de Virgile, dans laquelle Énée doit abandonner Troie, événement qui mène très indirectement à la fondation de Rome.
À l'origine de la guerre de Troie est l'enlèvement par Pâris, prince troyen, d'Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Pour punir les Troyens, les rois grecs se coalisent et mettent le siège devant la cité. Au bout de dix ans de siège, les Grecs pénètrent dans la ville grâce à la ruse du cheval de Troie, la pillent et réduisent ses habitants en esclavage.
Article détaillé : guerre de Troie.
Troie historique
Antérieurement considérée comme une ville légendaire, l'existence de Troie fut prouvée après la découverte de ses vestiges par Heinrich Schliemann en 1870 dans un monticule appelé Hissarlik. Aujourd'hui, nous savons qu'il existait au moins neuf villes, construites les unes sur les autres dans la même région, et que la première ville fut construite au
Pendant les années 1920, l'érudit suisse Emil Forrester déclara que les noms des endroits trouvés dans des textes hittites — Wilusiya et Taruisa — devraient être identifiés avec Ilium et Troia respectivement. Il nota aussi qu'un roi wilusien, mentionné dans un des textes hittites sous le nom de Alaksandu était assez proche à celui du prince de Troie Alexandre, ou Pâris. Ces identifications furent démenties par beaucoup comme étant peu probables ou, du moins, pas prouvables, mais Trevor Bryce défendit cette idée dans son livre The Kingdom of the Hittites (Le royaume des Hittites, 1998), citant une partie de la lettre Manapa-Tarhunda, qui parle du Royaume de Wilusa comme étant situé au-delà du pays de la rivière Seha (connue à l'époque classique comme Caicus), et près du pays du Lazpa (mieux connu comme l'île de Lesbos).
Pendant l'Âge du bronze, Troie semble avoir été une ville marchande prospère, puisque sa position permettait le contrôle complet des Dardanelles, par lesquelles tous les bateaux marchands de la mer Égée se rendant dans la mer Noire devaient passer. Elle aurait été disputée entre les Mycéniens et les Hittites, alliés de la ville.
La septième ville, qui fut fondée au , semble avoir été détruite par une guerre et il y a des traces évidentes d'un grand incendie à l'intérieur. C'est pourquoi cette ville est supposée être celle décrite dans la légende de la guerre de Troie. La dernière ville sur ce site fut fondée par les Romains pendant le règne de l'empereur Auguste, et semble avoir été une ville très importante jusqu'à ce que Constantinople devienne la capitale de l'Empire romain au . Par la suite, la vitalité de la ville baissa progressivement.
Aujourd'hui, il y a une ville turque qui s'appelle Çanakkale et qui se situe très près de l'antique Troie.
Celje était appelée la deuxième, ou petite Troie : Troia secunda.
Le site archéologique de Troie est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.
Les découvertes du Dr. Korfmann (2001-2002)
L'un des problèmes majeurs posés par le site d'Hissarlik (la Troie historique) était sa petite taille comparée a la Troie décrite par Homère. trois cent habitants tout au plus aurait pu vivre dans la Troie VIIa, alors qu'Homère en décrit cinquante mille. Magnification et exagération du poète ? On aurait pu le croire jusqu'à la découverte lors de nouvelles fouilles en 2001-2002 de la ville basse : ces fouilles, entreprises par le Dr. Korfmann de l'Université de Tübingen en Allemagne, ont révélé un mur d'enceinte de type cyclopéen enserrant la ville basse appartenant a la Troie VIIa. Cette nouvelle découverte assure a la ville une superficie de 350 000 m², soit treize fois plus grande que celle de la seule acropole que nous connaissions déja. Avec une taille aussi considérable, Troie dépasse en superficie sa rivale et maîtresse (?), Ugarit (200 000 m²) et en fait l'une des plus grandes villes de l'Âge du Bronze. Sa population serait alors de 5000 a 10 000 habitants, ce qui en tant de siège peut tout a fait être suffisant pour abriter les 50 000 habitants de toute la région. Pour le moment, on ne peut cependant parler de guerre de Troie, estime Dr. Korfmann ; il faudra des fouilles ultérieures pour révéler ce mythe.
Voir aussi
Articles connexes
- Heinrich Schliemann ;
- Cités perdues.
Bibliographie
- Latacz Joachim, Troia und Homer. Der Weg zur Lösung eines alten Rätsels, Piper, 2003.
Filmographie
- Troie, film de Wolfgang Petersen sorti en 2004, qui relate la guerre de Troie depuis l'enlèvement d'Hélène à la mort d'Achille.
Liens externes
- [http://www.uni-tuebingen.de/troia/eng/fachliteratur.html/ Projekt Troia de l'Université de Tübingen] ;
- [http://whc.unesco.org/fr/list/849 Descriptif UNESCO] ;
- [http://www.planet-turquie-guide.com/troie.htm La légende et la guerre de Troie].
-
Catégorie:Lieu de la mythologie grecque
Catégorie:Cité grecque
Catégorie:Site archéologique
Catégorie:Patrimoine mondial en Turquie
ja:イリオス
ko:트로이아
HalysCatégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Histoire de la Turquie
Le Kızılırmak (Rivière rouge en turc), appelé Halys dans l’Antiquité, est un fleuve d’Anatolie qui se jette dans la mer Noire. Avec ses 1 150 km, il s’agit du plus long fleuve de Turquie. Même s’il n’est pas navigable, c’est une importante source d’énergie hydroélectrique.
Il coule tout d’abord en direction du sud-ouest, puis oblique en direction du nord, puis du nord-est jusqu’à son embouchure.
C’est dans sa boucle principale que la civilisation hittite s’est développée autour de sa capitale Hattusa. Par la suite, il marqua la frontière entre l’Asie mineure hellénique et l’Asie aux mains de la Perse. Le roi lydien Crésus le franchit pour envahir l'empire de Cyrus II et la bataille du Halys s'ensuivit en -547. Cyrus, vainqueur, fut alors le maître de l’Asie Mineure.
ja:クズルウルマク川
Çatal Hüyük
Catal Huyuk Catal Huyuk
L'agglomération de Çatal Hüyük située dans la plaine de Konya, en Anatolie centrale, sur les bords de la Çarşamba fut le plus grand site néolithique du Proche-Orient. Il fut fondé vers 7000 avant J.-C. et devint un centre important seulement entre -6500 et -5700.
À son apogée, elle couvrait 13 hectares, et était une agglomération prospère et devait compter un millier de familles, soit une population d'à peu près 5000 personnes, ce qui était considérable à l'époque.
La ville avait une organisation et une culture élaborée, entretenant un commerce de longues distances et un artisanat de qualité. Elle contenait des sanctuaires avec des peintures murales, des figurines et des sépultures, avec une vie religieuse complexe.
Dans la campagne environnante, on cultivait le blé, l'orge, les pois, les lentilles, les vesces, et on y cueillait les pommes, les pistaches, les baies, les amandes et les glands. La viande étaient fournie par la pêche et la chasse (cerf, sanglier, onagre).
Le site était un centre d'échanges de nombreuses marchandises (bois, obsidienne du volcan Hasan Dağ, silex, cuivre, coquillages des rives de la Méditerranée), et ses artisans maîtrisaient la fonte du cuivre (plus ancienne attestation de la métallurgie au Proche-Orient) et s'étaient spécialisés dans de nombreuses productions : pointes de flèche, fers de lance, poignards d'obsidienne et de silex, masses d'armes en pierre, figurines de pierre et d'argile cuite, textiles, vaisselle de bois et de céramique, bijoux (perles et pendentifs de cuivre).
Les maisons étaient serrées les unes contre les autres, sans rues, ni passage, seulement accessible par des échelles de bois disposées de place en place. Elles étaient construites de briques crues recouvertes d'enduit et comprenaient généralement une pièce commune de 20 à 25 m² et des pièces annexes. La pièce principale disposait de bancs et de plate-formes pour s'asseoir et dormir, d'un foyer rectangulaire surélevé et d'un four à pain voûté.
Les sanctuaires nombreux différaient des maisons par leur décoration de peintures murales, de reliefs modelés, de crânes d'aninaux et de figurines. Les corps des morts étaient déposés sous les plates-formes de repos dans les sanctuaires et dans les maisons, et s'entassaient au cours des ans et des générations, ce qui laisse supposer un culte des ancêtres très élaboré. Avant d'être ensevelis, accompagnés d'objets précieux, les corps des morts étaient confiés aux vautours et aux insectes nécrophages.
Les peintures murales suggèrent un culte de la fécondité de la femme, avec les déesses souvent enceintes ou parturientes (femme accouchant), accompagnées de léopards et de taureaux symbolisants les dieux. Les reliefs pouvaient aussi représenter des seins de femmes.
Les maladies les plus courantes dont souffrait la population étaient l'anémie, l'arthrite et la malaria endémique venue des marais proches. L'âge moyen était de 34 ans pour les hommes et de 29 ans pour les femmes, mais certains individus pouvaient arriver à la soixantaine.
KussarKussar ou Kussara est une ville hittite de l'Antiquité, dont les rois ont fondé le premier grand royaume anatolien au Bronze Moyen.
La localisation de Kussar est sujet à débat, puisque le site de la ville n'a pas encore été retrouvé. On s'accorde généralement pour la situer en Anatolie centrale, en plein pays hittite, vers le sud de la rivière Kizil-irmak, mais il se pourrait qu'elle ait été située plus à l'est, dans la région de l'actuelle Divrigi.
Le premier roi de cette ville qui soit connu est Pithana. A la fin de la période des comptoirs commerciaux assyriens de Cappadoce (vers 1800), il s'empare de la ville de Nesha/Kanesh. Son fils Anitta fait de cette cité sa capitale, comme l'atteste une tête de lance à son nom retrouvé dans le palais de Kanesh. Il agrandit considérablement son royaume, en détruisant notamment de Hattusha, la capitale du royaume du Hatti. La suite de l'histoire de ce royaume nous est inconnue. La destruction de Kanesh peu de temps après la mort d'Anitta (ou même sous son règne) paraît montrer un affaiblissement rapide de cet Etat, peut-être face aux offensives de royaumes comme celui de Zalpa, au nord, ou des Hourrites, au sud-est.
Le fait que Hattushili Ier, fondateur du premier royaume hittite, se dise descendant des rois de Kussar confirme que ce royaume a été un précurseur du grand empire anatolien qui domine la région durant les siècles qui suivent.
Catégorie:Empire hittite
Nesa
Catégorie:Histoire de la Turquie
Kültepe (Colline de cendres en turc, anc. Nesa, Kanesh) est une ville de Turquie en Anatolie. Fondée par les Hattis, elle fut le premier centre de la culture hittite, sous son nom de Nesa. Principal comptoir assyrien au XIX siècle avant J.-C., sous le nom de Kanesh, Kültepe resta un centre hittite important jusqu’à la chute de l’Empire au XII siècle av. J.-C.
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Cette page concerne l'année -2050 du calendrier grégorien.
Événements
Arts & cultures
- Livre de sagesse de Merikarê, en Egypte.
Sciences et techniques
Naissances
-
Décès
1900
Cette page concerne l'année 1900 du calendrier grégorien.
Évènements
Premier trimestre
Détails : Janvier 1900 - Février 1900 - Mars 1900
- La population de la Terre, est estimée à 1 610 millions d'êtres humains.
- 1 janvier : le Code civil allemand (BGB= Bürgerliches Gesetzbuch) entre en vigueur.
- 1 janvier : Le Nigeria devient un protectorat britannique.
- 5 janvier : Le leader nationaliste irlandais John Edward Redmond appelle au soulèvement contre la Grande-Bretagne.
- 6 janvier - La presse du monde entier annonce qu'une famine fait des millions de morts en Inde.
- 21 janvier : En Chine, début de la révolte des Boxers.
- 24 janvier - Bataille du Spion Kop dans la seconde Guerre des Boers.
- 7 février - Fondation en Angleterre du Parti du Labour.
- 22 février - Hawaii est officiellement intégré au territoire des USA.
- 27 février : En Afrique du Sud, dans la seconde Guerre des Boers, les troupes britanniques remportent à Paardeberg une victoire décisive.
- 13 mars : La loi française limite à 10 heures maximum la journée de travail pour les femmes et les enfants contre 12 pour les hommes.
- 14 mars : Hugo de Vries, botaniste hollandais redécouvre les lois de Mendel concernant l'hérédité.
- 14 mars - Ratification du Gold Standard Act qui rattache le Dollar américain et l'or. 1 once (31 grammes) d'or vaut 20 dollars.
Deuxième trimestre
Détails : Avril 1900 - Mai 1900 - Juin 1900
- 1 avril : Réforme de la police en France. Les forces de l'ordre seront désormais autorisé à porter un revolver.
- 2 février : la scolarité est désormais obligatoire en Belgique.
- 14 avril : Inauguration de l'Exposition universelle de Paris qui se tient des Champs-Élysées (Petit Palais et Grand Palais) à l'esplanade des Invalides.
- 20 mai : Ouverture des 2e Jeux Olympiques à Paris
- 31 mai : En Afrique du Sud, les troupes britanniques occupent Johannesburg.
- 20 juin : début du siège des légations à Pékin. Les 55 jours de Pékin voient la résistance de 475 civils, 450 militaires européens et japonais, et 2 300 Chinois christianisés contre les Boxers.
Troisième trimestre
Détails : Juillet 1900 - Août 1900 - Septembre 1900
- 9 juillet : Suite à l'adoption du « Commonwealth of Australia Act », l'Australie devient un État fédéral.
- 19 juillet : Inauguration de la première ligne de Métro Vincennes-Porte Maillot à Paris. L'ingénieur en est Fulgence Bienvenüe et l'architecte décorateur Hector Guimard.
- 14 août : Les occidentaux reprennent Pékin (Beijing), fin des 55 jours.
- Mise en place en septembre des premiers camps de concentration par les Britanniques en Afrique-du-Sud. Les faits sont rapportés par la presse et réveille en France et en Allemagne les sentiments anglophobes.
- 8 septembre - Un puissant ouragan touche Galveston, Texas tuant environ 8.000 personnes.
Quatrième trimestre
Détails : Octobre 1900 - Novembre 1900 - Décembre 1900
- 16 octobre : Signature de l'accord de Yang-Tsé qui clôt la période de troubles en Chine.
- 17 octobre : von Bülow remplace comme chancelier le prince Chlodwig zu Hohenlohe-Schillingfürst, démissionnaire
- 31 octobre : La comédienne française Sarah Bernhardt débute une tournée de six mois aux USA.
- 6 novembre : Le républicain William McKinley (R) est réélu président des États-Unis. Theodore Roosevelt est vice-président.
- 12 novembre : fermeture de l'Exposition universelle de Paris. En 212jours, 50.471.440 visiteurs sont enregistrés.
- 28 décembre : Vote d'une loi d'amnistie par la chambre des députés français incluant notamment les faits de l'affaire Dreyfus.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1900 en aéronautique
- Chemins de fer : 1900 dans les chemins de fer
- Sports : 1900 en sport
- Beaux-Arts :
- 19 mars : Début des fouilles du palais de Cnossos en Crète par l'archéologue britannique Arthur John Evans.
- Grèce : Fondation de la Pinacothèque nationale d'Athènes.
- Munich : fondation de la Phalanx, groupe d'artistes d'avant-garde.
- Weimar : le Belge Henry van de Velde devient directeur des Beaux-Arts.
- Le peintre français Paul Cézanne peint Les baigneuses.
- En Norvège, Edvard Munch peint La danse de la vie.
- Exposition japonaise à l'École des Beaux-Arts.
- Littérature :
- L'écrivain britannique H. G. Wells publie Les premiers hommes dans la Lune.
- L'écrivain français Charles Péguy fonde Les cahiers.
- Parution de Le Magicien d'Oz (The Wonderful Wizard of Oz) de L. Frank Baum .
- Musique :
- 14 janvier : Première de la Tosca de Puccini à Rome.
- Sciences & techniques :
- Archéologie : Sir Arthur John Evans commence à travailler sur le site du palais de Cnossos en Crète.
- Architecture : Deglane construit le Grand Palais avec une structure intérieure de fer et de verre et une façade de « style ».
- Antoni Gaudí conçoit le parc Güell, aménagement paysager et urbain sur les flancs du mont Tibidabo, à Barcelone (fin en 1914).
- Médecine : Le savant hollandais Willem Einthoven invente l'électrocardiogramme.
- Physique : Pierre et Marie Curie découvrent les propriétés radioactives du radium.
- Psychologie : Le médecin viennois Sigmund Freud publie L'interprétation des rêves.
- 14 décembre : Physique : Le physicien allemand Max Planck expose sa théorie des quanta.
- Exploration :
- L'explorateur Sven Hedin parcourt le Tibet et tente d'entrer à Lhassa.
- janvier ou février: Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien († 15 mai 1991).
- 5 janvier : Yves Tanguy, peintre franco-américain († 15 janvier 1955).
- 4 février : Jacques Prévert, poète français († 11 avril 1977).
- 5 février : Adlai Stevenson, politicien américain
- 11 février : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand († 13 mars 2002).
- 16 février : Jean Nohain, présentateur et producteur radio et télévision († 25 janvier 1981).
- 19 février : Georges Séféris, poète grec († 20 septembre 1971).
- 21 février : Madeleine Renaud, actrice française († 23 septembre 1994).
- 22 février : Luis Buñuel, réalisateur espagnol († 29 juillet 1983).
- 2 mars : Kurt Weill, compositeur allemand († 3 avril 1950).
- 19 mars : Frédéric Joliot-Curie, physicien français († 14 août 1958).
- 5 avril : Spencer Tracy, acteur américain
- 20 avril : Fred Raymond, auteur d'opérettes autrichien
- 28 avril : Jan Oort, astronome néerlandais († 5 novembre 1992).
- 1 mai : Ignazio Silone, écrivain italien († 22 août 1978).
- 25 juin : Lord Louis Mountbatten, vice-roi des Indes († 27 août 1977).
- 29 juin : Antoine de Saint-Exupéry, aviateur et écrivain français († 31 juillet 1944).
- 4 juillet :
- Louis Armstrong, chanteur de jazz et trompettiste, états-unien, († 1971).
- Robert Desnos, poète français († 8 juin 1945).
- 18 juillet : Nathalie Sarraute, journaliste française († 1999).
- 4 août : Elizabeth Marguerite Bowes Lyon, reine mère d'Angleterre
- 6 septembre : Julien Green, écrivain américain († 13 août 1998).
- 14 novembre : Aaron Copland, compositeur américain
- 18 novembre : Roparz Hemon, linguiste, romancier, et poète breton († 29 juin 1979).
- 21 décembre : Vsevolod Wishniewski, écrivain russe
- 22 décembre : Marc Allégret, réalisateur français († 3 novembre 1973).
- 20 janvier : John Ruskin, écrivain et réformateur social anglais (° 1819).
- 22 janvier : David Edward Hugues, ingénieur anglais.
- 15 février : Karl Theodor Robert Luther, astronome allemand.
- 6 mars : Gottlieb Daimler, constructeur automobile allemand (° 1834).
- 18 mars : George Burritt Sennett, ornithologue américain (° 1840).
- 21 avril : Alphonse Milne-Edwards, zoologiste français (° 1835).
- 1 mai : Mihály Munkácsy, peintre hongrois.
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