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17 Septembre

17 septembre

Le 17 septembre est le 260 jour de l'année (261 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 14 : Le Sénat romain vote la divinisation d'Auguste, un mois après sa mort.
- 335 : Ouverture du concile de Jérusalem qui réhabilite Arius.
- 821 : Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté déjà importante de l' Abbaye Sainte Marie d'Arles sur Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.
- 1374 : La noblesse polonaise signe le pacte de Koszyce.
- 1549 : Le pape Paul III suspend le Concile de Trente après l'intervention de Charles-Quint.
- 1577 : signature de la paix de Bergerac.
- 1631 : Victoire des forces protestantes à la bataille de Breitenfeld.
- 1787 : Vote de la constitution fédérale aux États-Unis rédigé par Thomas Jefferson.
- 1793 : Vote de la Loi des suspects pendant la Révolution française.
- 1861 : Bataille de Pavon en Argentine.
- 1862 : Bataille d'Antietam, aux États-Unis.
- 1871 : Inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus reliant la France à l'Italie.
- 1934 : l'URSS entre à la SDN.
- 1939 : l'URSS attaque la Pologne.
- 1946 : début de la guerre civile grecque.
- 1978 : Fin du sommet de Camp David.
- 1986 : En France, à Paris, rue de Rennes, l'explosion d'une bombe fait 7 morts et 51 blessés.
- 1991 : La Corée du Nord et la Corée du Sud sont admises à l'O.N.U.

Naissances


- 1271 : Naissance de Wenceslas II futur roi de Bohème
- 1677 : Stephen Hales, physiologiste, chimiste et inventeur anglais.
- 1743 : Marquis de Condorcet, philosophe des Lumières.
- 1820 : Émile Augier, poète, dramaturge et académicien français († 1889).
- 1873 : Albert Truphémus, romancier de l'Algérie.
- 1896 : Denise Grey, comédienne française.
- 1901 : Francis Chichester, navigateur anglais
- 1908 : John Creasey, écrivain anglais († 1973), auteur de 562 romans écrits sous 25 pseudonymes différents, dont Anthony Morton, créateur de la série « Le Baron ».
- 1922 : Agostinho Neto, poète, homme politique et président de la République populaire d'Angola de 1975 à 1979.
- 1923 : Gisèle Pascal, actrice française.
- 1923 : Hank Williams, chanteur et musicien américain de country music.
- 1925 : François Bluche, historien français.
- 1926 : Jean-Marie Lustiger (né Aaron Lustiger), archevêque de Paris, cardinal et académicien français.
- 1928 : Roddy McDowall, acteur (How Green Was My Valley).
- 1930 : Thomas Stafford, astronaute, commandant de la mission Apollo X.
- 1930 : Edgar Mitchell, astronaute de la mission Apollo XIV.
- 1939 : Georges Pitoëff, acteur de théâtre
- 1960 : Damon Hill, pilote de Formule 1.
- 1965 : Bryan Singer, réalisateur américain.

Décès


- 1836 : Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français (° 1748)
- 1863 : Alfred de Vigny, poète français
- 1879 : Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français
- 1948 : assassinat du médiateur de l'ONU le comte Bernadotte.
- 1980 : Anastasio Somoza, ancien dictateur du Nicaragua, assassiné au Paraguay.
- 1994 : Karl Popper, philosophe des sciences
- 1941 : Marie-France Guyader, mathematicienne.
- 2005 : Jacques Lacarrière, écrivain français fasciné par la Grèce antique.

Fêtes


- Jour de la vertu dans le calendrier républicain. Catégorie:Jour de l'année ja:9月17日 ko:9월 17일 ms:17 September simple:September 17 th:17 กันยายน

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année

L'année est une unité de temps qui s'appuie sur une expérience fondamentale de la vie humaine sur terre : le retour régulier des saisons. Cette « année du retour des saisons », s'appelle l'année tropique. Puisque la durée de l'année tropique n'est pas un nombre entier de jours, l'homme doit établir des calendriers avec leurs règles. La durée d'une année calendaire et son commencement peuvent varier selon le calendrier considéré. Dans le calendrier grégorien, une année est une période de 365 ou 366 jours. Une année est composée de 4 saisons et 12 mois. Dix années forment une décennie, cent un siècle et mille un millénaire. Les poètes appellent lustre une période de cinq années, quatre années forment une olympiade.

Historique et d'autres types d'année en astronomie

Dans la longue quête de la mesure et de la maîtrise de cette unité de temps, l'année, l'homme s'est longtemps contenté d'une coïncidence et d'une approximation fortuite, pourtant réellement observable, bien que sans cause à effet : Étant donnée qu'une lunaison moyenne dure approximativement 29,53 jours, douze lunaisons durent environ 354,36 jours, donc environ 11 jours de moins que l'année tropique qui, elle, détermine réellement la durée de l'année des saisons. Les premiers à se détacher de la « lune trompeuse », en essayant de donner une valeur concrète à l'année tropique, furent les anciens Égyptiens, il y a plus de 5000 ans, avec leur calendrier dit vague de 365 jours exactement. Depuis, l'homme, successivement, a pu affiner sa connaissance de la durée de l'année tropique. Sur le chemin de la connaissance de la durée exacte de l'année tropique, les astronomes ont pu trouver encore d'autres types d'années, tel que :
- L'année sidérale correspond au temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil par le même point (point défini par rapport à trois axes partant du soleil vers trois étoiles lointaines) de son orbite sur l'écliptique ; c.-à-d. une révolution vraie de la terre autour du soleil, sans tenir compte de la précession des équinoxes.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 9 minutes 10 secondes ou bien 365,256 365 67 jours, soit 20 minutes 24,7 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année anomalistique est la durée qui sépare deux passages consécutifs de la Terre au périhélie.
En 2000, elle valait 365 jours 6 heures 13 minutes 53 secondes ou bien 365,259 644 38 jours, soit 25 minutes et 8 secondes de plus que l'année tropique.
- L'année draconitique (ou année écliptique) est l'intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le nœud ascendant de l'orbite lunaire.
En 2000, elle valait 346 jours 14 heures 52 minutes 54 secondes ou bien 346,620 075 jours. Deux cycles astronomiques plus longs sont appelés, parfois, abusivement aussi, « année » :
- Le cycle draconitique de la Lune, des éclipses solaire et lunaires, qui dure 18,6 ans, est parfois appelé année draconitique.
- Le cycle équinoxial qui dure environ 25 800 ans est nommé, quelques fois en language non-scientifique, année platonique. Toutes ces durées sont données en jours de 86 400 secondes (voir aussi temps solaire)

Les différentes années liées à l'année calendaire ou civile


- Lannée commune compte exactement 365 jours.
- Lannée bissextile
compte exactement 366 jours.
- Lannée civile commence au 1janvier et termine au 31 décembre.
- Lannée scolaire
commence au mois de septembre et termine au moins de juin.
- Lannée fiscale dépend des pays : en France, c'est une année civile ; au Canada, elle commence le 1 avril (poisson d'avril) ; aux États-Unis, le 1 octobre ; en Grande-Bretagne, le 6 avril.

L'année tropique

L'année tropique (aussi appelée « solaire », ou encore plus improprement : « naturelle », « équinoxiale » ou « astronomique ») — de manière erronée — fut jadis considérée étant le temps qui sépare deux passages du soleil au point vernal. Dans son acception scientifique moderne, est retenue la définition de l'astronome français André Danjon (Caen 1890 – Suresnes 1967) qui dit que l'année tropique est le temps que met le soleil moyen pour accomplir 360° de longitude sur l'écliptique. Ce qui fait dans la pratique la moyenne et des deux points d'équinoxe et des deux points de solstice, car la longueur des saisons entre elles n'est pas constante à travers des siècles. La durée de l'année tropique, depuis plus de 5000 ans, a toujours intéressé l'homme. Car grâce à la connaissance de la durée de l'année tropique et moyennant des règles adaptées à cette valeur, on parvient à maintenir les début des saisons aux mêmes dates dans les calendriers solaires. Pour l'année 2000.0 l'année tropique fut mesuré par Pierre Bretagnon égale à 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ. Cependant, à cause de nombreuses interactions gravitationnelles entre la terre, la lune et les autres planètes la durée de l'année tropique a constamment, mais très, très lentement diminué à travers des siècles et des millénaires. Actuellement la durée de l'année tropique diminue d'une demi-seconde environ par siècle. D'ici quelques décennies, elle doit atteindre exactement la valeur de l'année tropique conventionnelle de l'astronome allemand von Mädler (
voir plus bas), trouvée, formulée et publiée il y a près de 150 ans déjà.

Les différentes années tropiques conventionnelles


- Lannée vague
compte exactement 365 jours, une valeur conventionnelle de l'année tropique appliquée durant plus de 3000 dans le calendrier vague égyptien.
- Lannée julienne s'appuie sur l'année tropique conventionnelle selon Sosigène (1er siècle av. J.C.), compte exactement 365,25 jours. (Cycle de quatre ans : trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours). Cette unité de mesure est souvent utilisée encore lorsqu'une période est donnée en années.
- Lannée grégorienne
se réfère à l'année tropique conventionnelle selon Christopher Clavius (1537–1612) qui compte exactement 365,242 5 jours. (Cycle de 400 ans : les années séculaires sont exceptionnellement années communes sauf celle dont le nombre de siècle est divisible par quatre.)
- L'année tropique conventionnelle selon Simon Newcomb (1835–1909) est l'année tropique conventionnelle utilisée traditionnellement en astronomie depuis près de 150 ans. Sa valeur de 365,242 2 jours est beaucoup plus proche de la valeur de l'année tropique réelle que la valeur de Clavius (qui était astronomiquement correcte il y a près de 6000 ans). Néanmoins, la valeur de Newcomb est un arrondi, bien que correct mais grossier, se faussant de plus en plus encore dans l'avenir.
- L'année tropique conventionnelle selon Johann Heinrich von Mädler (1794–1874) est sans aucun doute l'année tropique conventionnelle scientifiquement la plus exacte, bien que toujours largement méconnue. Avec sa valeur de 365,242 187 5 jours exactement, soit exactement 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes ou bien 365 jours et 6 heures moins 11 minutes et 15 secondes (voir le temps hexadécimal), elle implique une année exceptionnellement commune tous les 128 ans.
- D'autres années tropiques conventionnelles, plus ou moins bien calculées, ont pu avoir été appliquées dans différents calendriers religieux ou nationaux.

Liens internes


- Éphéméride
- Chronologie
- Histoire
- Décennie
- Siècle
- Millénaire Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier Catégorie:Chronologie ja:年 ms:Tahun simple:Year zh-min-nan:Nî

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Auguste

ko:아우구스투스 ja:アウグストゥス Auguste Auguste Auguste Auguste (Caius Octavius Thurinus, puis Caius Julius Cæsar Octavianus, enfin Imperator Cæsar Divi Filius Augustus), d'abord appelé Octave puis Octavien, né en 63 av. J.-C. et mort en 14 ap. J.-C. est le premier empereur romain.

La conquête du pouvoir

Auguste est né à Rome sous le nom de Caius Octavius Thurinus (famille des Thurii) et porte le même nom que son père. Celui-ci appartenait à une famille de l'ordre équestre importante mais peu connue ; il fut gouverneur de la province de Macédoine jusqu'à sa mort en 58 av. J.-C. Sa mère, Atia, est la nièce du grand général romain, César. En 46 av. J.-C., celui-ci, sans descendance légitime, adopte son petit-neveu par testament (voir adoption à Rome). Petit-neveu de Jules César, il est adopté par celui-ci. Selon l'usage romain en cas d'adoption, Octave est désormais appelé Caius Julius Cæsar Octavianus (Octavien). Après l'assassinat de son père adoptif, il partage le pouvoir avec Marc Antoine et Lépide au sein du second triumvirat. Après avoir vaincu Marc Antoine à la bataille navale d'Actium en 31 av. J.-C., il devient seul détenteur du pouvoir et finit par devenir le premier empereur romain en 27 av. J.-C. lorsque le Sénat lui confère le titre d'Auguste.

Octavien devient Auguste

Ce titre est assez particulier. Conformément à la tradition romaine, il s'agit d'un surnom qu'on rajouta aux prénoms d'Auguste, tout comme on ajoutait au nom d'un général vainqueur un surnom formé sur le nom du peuple vaincu. Il était décerné au général si le territoire de Rome avait été accru par la victoire. Le terme Augustus est à forte connotation religieuse. Avant d'être décerné à Octave, il n'était employé comme adjectif qu'à l'égard d'un dieu. Il signifie celui qui augmente. Par ce titre, on considère donc qu'Octave est celui qui augmente perpétuellement lager publicus. Le mois d'août (augustus en latin) fut d'ailleurs baptisé ainsi en son honneur de même qu'auparavant, le mois de juillet (julius) rend hommage à Jules César.

Instauration du Principat

Le 13 janvier -27, au terme d’un long discours au Sénat, Octave se voit attribuer le pouvoir proconsulaire pour dix ans. L’empire est divisé en provinces Sénatoriales (pacifiées) et Impériales (où se trouvent les forces armées). Le 16 janvier, il reçoit le titre sacré d’Auguste sur l’initiative du sénateur Munatius Plancus. Par ce règlement constitutionnel, le régime personnel, régime d’exception jusque là, entre dans sa période organique. Octave, reconnu comme
Princeps, ou premier citoyen, devient le chef officiel de l’Etat romain. Il prend le contrôle absolu de l’armée, dont il assure le financement et est protégé en permanence par la garde prétorienne, stationnée dans l’Urbs (jusqu’alors aucune troupe n’avait résidé à Rome). Par définition le régime comporte un partage d’attribution entre le nouveau pouvoir —le Princeps— et les pouvoirs traditionnels —comices, magistratures et Sénat—. En fait, politique extérieure et armée mise à part, le Sénat conserve ou reçoit d’importantes prérogatives dans les domaines de l’administration civile (Rome, Italie, provinces), des finances, de la justice et de la monnaie. Auguste entend qu’il soit, en face de l’armée, le seul élément civil qui compte dans l’Etat. Il contrôle l’élection des magistrats par un système de recommandation officielle, la commendatio. La destinatio permet également l’intervention d’un organisme spécial de chevaliers et de sénateurs répartis en dix ou quinze centuries pour la désignation des candidats (tabula hebana, inscription découverte à Magliano). Les comices ont perdu tout contrôle véritable. L’empereur fait entrer à la Curie des provinciaux (à l’époque de César, 45 familles patriciennes sont représentées ; on n’en trouve plus qu’une seule à la fin du ). Pour les remplacer, il y a des Gallo-romains (ceux de Lyon et de Vienne, très tôt), puis des Espagnols, des Africains et même des Orientaux.

Règne

Réforme de l'armée

Auguste réforme l’armée, qui devient définitivement une armée de métier. La charte militaire (
condito militiae) lui donne son statut légal : service de 12 ans pour les prétoriens, de 16 ans pour les légionnaires (porté plus tard à 16 et 20 ans), solde, libéralités variées, dotation en argent ou en terre le jour de la libération, accompagnée de privilèges juridiques comme la collation de la cité romaine. Les effectifs sont fixés à 28 légions (25 après le désastre de Varus en 9) fortes de 5 500 fantassins et de 120 cavaliers, de corps auxiliaires de 500 où 1 000 hommes (cavalerie, ailes, infanterie, cohortes), de la garnison de Rome et de l’Italie, formée des neuf cohortes prétoriennes (9 000 hommes au total), des trois cohortes urbaines (3 000 hommes), des sept cohortes des vigiles (police nocturne, incendies) et de la garde privée de l’empereur, formé de cavaliers espagnols, Bataves ou Germains. Soit 300 000 hommes auquel viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents des alliés, rois vassaux ou Barbares. Auguste crée une marine de guerre, composée de deux flottes à Misène et à Ravenne qui protégent l’Italie, de deux autres flottes de moindre importance en Syrie et en Égypte, et de flottilles fluviales sur le Rhin et le Danube pour la protection des frontières.

Réforme de l'administration

En -23, Auguste crée un corps de fonctionnaires, nommés et appointés par lui : préfets, procurateurs, membres des grandes commissions exécutives. Les carrières sénatoriales (héritage de la République) et équestre (créée de toutes pièces) fournissent le personnel administratif nécessaire. Les provinces Impériales sont administrées selon le cas par des lieutenants-légats d’ordre sénatorial ou des préfets et des procurateurs d’ordre équestre. L’empereur possède un droit de regard sur les provinces sénatoriales qui se traduit par une intervention administrative, financière et judiciaire, sous la forme de l’appel. Auguste procède à un redressement financier en aménageant les impôts existant et en améliorant l’administration fiscale. Il contrôle sévèrement la gestion des gouverneurs sénatoriaux et met fin au pillage méthodique des provinces pratiqué à l’époque républicaine. En Sicile et en Gaule, il substitue au système de la ferme la perception directe, et dans les cas où il maintient la ferme, il l’entoure de garanties (remplacement des puissantes compagnies financières par des fermiers d’importance sociale plus modeste et contrôle étroit exercé par des gouverneurs ou des procurateurs financiers). Auguste poursuit l’œuvre de César en matière de recensement et de cadastre, qui servent de base à la fixation de l’impôt. Il dédouble la caisse financière centrale, l’aerarium, qui subsiste pour le Sénat, avec les diverses corbeilles (Fisci) et la caisse de la fortune particulière (patrimonium) pour l’empereur. Les juridictions républicaines traditionnelles—comices, magistratures, Sénat, tribunaux—sont remaniées. Les tribunaux civils et criminels sont réorganisés. Une juridiction impériale est créée, qui se manifeste sous trois formes : l’évocation à l’empereur, l’appel et la délégation de la juridiction aux fonctionnaires. En première instance, par la Cognito Caesaris, l’empereur, partout et toujours, au civil comme au criminel, peut évoquer une affaire à son tribunal. L’appel à l’empereur est généralisé dans tout le monde Romain. Juge suprême de l’empire, l’empereur délègue ses pouvoirs judiciaires à ses fonctionnaires, tant permanents (préfets et commissions exécutives à Rome et en Italie, légats et gouverneurs dans les provinces impériales) qu’extraordinaires (commissaires spéciaux). La réorganisation judiciaire se complète, notamment à Rome, par la création d’une police.

Travaux à Rome

Sous le principat d'Auguste, Rome est divisée en 14 "régions". Des travaux sont entrepris pour stabiliser les rives du Tibre. Afin de lutter contre les incendies, assez fréquents dans la capitale, un corps de vigiles est instauré. De nouveaux aqueducs sont construits. C'est aussi sous le règne d'Auguste que sortent de terre les thermes d'Agrippa sur le Champ-de-Mars. Auguste veille aussi à la bonne marche de la religion en construisant ou en rénovant environ 80 sanctuaires ; ainsi, le temple d'Apollon est créé sur le Palatin. Enfin, le forum d'Auguste est érigé. Auguste fait également reconstruire la basilique Julia qui avait été incendiée. Elle est dédicacée à ses fils adoptifs. Sur le Forum romain, un arc de triomphe celèbre les victoires du prince.

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Trophée des Alpes

Bibliographie

Au temps des légionnaires romains, collection
La Vie privée des Hommes, Hachette, 1978, collectif, textes de Pierre Miquel
ISBN 2-01-003352-3


Jérusalem

ko:예루살렘 ms:Baitulmuqaddis ja:エルサレム simple:Jerusalem Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem-Ouest comme étant sa capitale en 1949, puis la ville dans son intégralité après la conquête de la partie orientale en 1967. Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-Est est également revendiquée comme capitale d'un éventuel futur État palestinien. L'existence de cette ville est signalée sous le nom dOurousalim dès le , pendant la période cananéenne. Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km² pour une population de 704 900 habitants. La ville est très hétérogène: s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée "Vieille ville" est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive. Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la Guerre des Six-Jours, est contesté. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale "éternelle et indivisible", est décrite par la résolution 478 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf] du Conseil de sécurité de l'ONU comme une "violation du droit international". En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002. Autorité palestinienne]

Histoire

Antiquité (préhistoire - 6 av JC)

Les tablettes d'el-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou). La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech. Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale. Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique. Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes. La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple. Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville. Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya "comme un oiseau en cage". En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit. Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode. La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite. Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël. Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain. Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.

Période romaine (6 av JC - 638)

Pour les chrétiens (le mot ne prend pas de majuscule initiale, ne s'étant jamais agi d'une nation mais d'une foi), dans les années 30 du , Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha. Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la
Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire: c'est la constitution de la Diaspora, et la narration du Nouveau testament se termine sur cet épisode. Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'Arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des romains emportant la Ménorah de Jérusalem. L'empereur Publius Ælius Traianus HadrianusHadrien — rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son propre nom de Ælius (pour les Latins équivalent du nom de famille actuel), et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. signifie colonie, et précise le statut de la cité. Les Juifs seront interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles. Au la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, tentant d'y identifier les lieux saints et y parvient, puisque Hadrien avait également construit des temples païens sur les sites du Saint-Sépulcre et de la NativitéBethléem). En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage. En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé.

Moyen Âge : califats et croisades (638 - 1516)

1516 La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, mais conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans. Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la
mosquée Al Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pélerinage. 1009 : le calife Al-Hakim detruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin. Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fut prise par les croisés. À partir du , les chrétiens lancèrent une série de croisades pour, selon leur point de vue, libérer la ville et avoir accès à leurs lieux saints. La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et le massacre de sa population. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem. La ville est conquise par Saladin le 2 octobre 1187. Elle fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman. En 1342 les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pélerinages peuvent reprendre.

Période ottomane (1516 - 1917)

En 1516, la ville passe sous domination ottomane. Construction des murailles de la ville par Soliman le magnifique. Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem :
La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).

Mandat britannique (1917 - 1948)

En décembre 1917, le Général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947.

Histoire contemporaine (1948 à nos jours)

L'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (la route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le conseil de securité de l'ONU impose la fin des combats. Dès lors, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un
no man's land. La circulation entre les deux parties est quasi impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidée de ses habitants) se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont sacagées ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines). En 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des Etats arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile. Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël » et annexe en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'Etat d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la "barrière de sécurité" également contribuent à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.

La ville « trois fois sainte »

La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :
- Mur des Lamentations, vestige du Temple
- Église du Saint-Sépulcre
- Dôme du Rocher et Mosquée Al-Aqsa Jérusalem est un site privilégié :
- par les Juifs depuis plus de 2500 ans car Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux; la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen ; la ville où le culte religieux était rendu à l'époque des deux Temples et où demeure le Mur des Lamentations, vestige du Temple et lieu de prière ; et le symbole entretenu au cours des siècles d'un retour du peuple juif dispersé,
l'année prochaine à Jérusalem ; Temples ; vers 1570]]
- par les chrétiens depuis le 1er siècle de l'ère chrétienne et les récits de la vie de Jésus de Nazareth par les Evangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection ; consécutivement, on y trouve et y vénère aussi des souvenirs de la Vierge Marie, de saints Etienne et Jacques qui y furent martyrisés, etc. Sainte Hélène, mère de Constantin, et les empereurs byzantins y érigèrent des sanctuaires somptueux sur les lieux saints. Ce lien entre les chrétiens et Jérusalem a également été entretenu par les Croisades successives en Terre Sainte aux Moyen Âge. Jérusalem fut la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l'un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople).
- par les musulmans depuis le 7e siècle de l'ère chrétienne environ, à la fois pour toutes les raisons précédemment citées et également parce que la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où Mahomet aurait effectué son
voyage nocturne. Il est à noter que le Coran ne mentionne jamais explicitement le nom de la ville, mais décrit comment Mahomet, étant arrivé à la Mosquée la plus lointaine, monte au Ciel (al Miraj : l'ascension) accompagné par l'ange Gibril (Gabriel). De 638 à 1917, Jérusalem fut plusieurs fois dominée par des dynasties islamiques mais aucune ne la choisit jamais comme capitale. Ce fut quand même un lieu de pèlerinage, notamment lorsque de grands projets architecturaux furent réalisés par les Omeyyades et plus tard par les Mamelouks.

La question du statut de Jérusalem

Première proposition de l'ONU

À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un
Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un état palestinien arabe et un état hébreu. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.

Armistice de 1949

Après la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un
no man's land. En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël. En 1967, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem « réunifié », sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, la quasi totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades à Tel-Aviv (pour Israël) car le droit international a jugé nulle cette modification du statut de la ville.

Situation après 1967

En 1967, Israël réunifie l'ensemble de la ville de Jérusalem à l'issue de la guerre des six jours. Les Juifs ont alors à nouveau accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementée. La gestion de l'esplanade fut confiée plus tard à un organisme palestinien, le WAQF. À l'issue de la guerre des six jours, le Conseil de Sécurité de l'ONU a voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem-Est.

Proclamations israéliennes

En 1980, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » lors d'une loi fondamentale. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.

Déclarations palestiniennes

Certains mouvements palestiniens ont proclamé Jérusalem, ou sa seule partie orientale, comme capitale d'un futur État, ou capitale de l'État non reconnu internationalement proclamé en 1988.

Position de l'ONU

La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent. Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale "éternelle et indivisible" est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville. Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations Unies. Elles concernent Jérusalem de manière explicite et tacite selon les interprétations :
- 1968 : résolution 252 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1968/s68r252f.pdf]
- 1969 :
  - résolution 267 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1969/s69r267f.pdf]
  - résolution 271 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1969/s69r271f.pdf]
- 1971 : résolution 298 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1971/s71r298f.pdf]
- 1980 :
  - résolution 465 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r465f.pdf]
  - résolution 476 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r476f.pdf]
  - résolution 478 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf]
- 1990 : résolution 681 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1990/681f.pdf]
- 1996 : résolution 1073 [http://www.un.org/french/docs/sc/1996/96s1073.htm]

Positions internationales

Avant la résolution 478, 13 pays avaient une ambassade à Jérusalem: la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l'Equateur, le Salvador, le Guatemala, Haiti, les Pays-Bas, le Panama, l'Uruguay, le Venezuela. Suivant les termes de cette résolution, les 13 ambassades ont été déplacées à Tel-Aviv. Les ambassades respectives du Costa Rica et du Salvador ont de nouveau été déplacées pour Jérusalem en 1984. En 2004, seuls ces deux États ont une ambassade à Jérusalem. D'autres consulats étrangers, comme le consulat général de Grèce, le consulat français, ainsi que ceux du Royaume Uni et des États-Unis situés à Jérusalem ont pour attribution les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est. Les ambassades de la Bolivie et du Paraguay sont quant à elles dans la banlieue de Jérusalem, à Mevasseret Zion. Les Pays-Bas ont un bureau à Jérusalem qui traite presque exclusivement des affaires concernant les Israéliens.

Position des États-Unis

Les Etats-Unis ont fait passsé une loi au Congrès en 1995 établissant que "Jérusalem devrait être reconnue capitale de l'Etat d'Israël", et que l'ambassade américaine devrait être déplacée à Jérusalem au plus tard le 31 mai 1999. Depuis, le déménagement de l'ambassade a systématiquement été reporté, deux fois par an, par le Président américain. Les termes de ces reports précisent cependant que l'administration est engagée dans le processus de déplacement de l'ambassade à Jérusalem. Une des conséquences de la loi de 1995 est que les documents officiels américains abordent Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Position du Royaume Uni

Le Royaume Uni considère que le statut de Jérusalem doit être défini par des négociations entre les parties israélienne et palestinienne. Ce pays reconnaît le contrôle de fait d'Israël sur la partie occidentale de la ville mais considère Jérusalem-Est comme territoire occupé et ne reconnaît aucune souveraineté sur la ville.

Revendications pour une internationalisation de la ville

Des représentants de la population chrétienne de la ville expriment régulièrement le souhait de faire de Jérusalem une ville internationale.

Le devenir de Jérusalem

Liens entre Jérusalem, le judaïsme et l'État d'Israël

Depuis la destruction du temple de Jérusalem et la dispersion du peuple juif, le judaïsme a toujours évoqué un retour à Jérusalem, ancienne capitale du Royaume d'Israël de David. L'identité juive est restée liée à Jérusalem à travers l'héritage biblique et historique qui a continué à être transmis et enseigné de générations en générations depuis le second exil dit "de Rome" du peuple juif. Le premier exil babylonien avait déjà entrainé un premier retour des Juifs sur la
Terre promise pour reconstruire le Temple. Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessah, les mots L'an prochain à Jérusalem sont prononcés symboliquement. La prière quotidienne traditionnelle bénit la construction de Jérusalem. Cette aspiration au retour à Sion est restée symbolique jusqu'à la naissance du mouvement sioniste dont l'un des fondements était de créer un État juif ayant pour capitale Jérusalem. Jérusalem est un pilier idéologique du retour des Juifs prévu par le sionisme. [http://www.wzo.org.il/en/resources/view.asp?id=1707]. Ces fondements ont été réaffirmés en juin 2004 au congrès du conseil sioniste. Pourtant, ces idéaux tendent à disparaître au sein de la population israélienne laïque. Certains religieux appellent dans le même temps à la reconstruction d'un Troisième Temple.
D'un point de vue politique, Jérusalem fut proclamée capitale de l’État israélien en 1949. Lors de la Guerre des Six Jours, la partie Est de Jérusalem fut prise militairement aux Jordaniens et à la légion arabe, et la vieille ville passa entièrement sous contrôle israélien. La communauté internationale n'a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem. Il s'agit des résolutions 242 et [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf 478] du Conseil de Sécurité condamnant l’action d’Israël dans les territoires occupés durant ce conflit. L'interprétation de cette résolution est controversée. Mais pour l'instant toute la géopolitique israélienne est guidée par le souci d’obtenir un statut et une reconnaissance définitive de sa souveraineté sur l'Est de la ville.

Liens entre Jérusalem, l'islam, le christianisme et les Palestiniens

Jérusalem est le lieu de rencontre des trois grandes religions monothéistes, comme développé plus haut. Les Palestiniens comprennent deux communautés religieuses principales, chrétienne et musulmane. Les Chrétiens d'Orient n'ont plus émis de revendications sur Jérusalem depuis la fin du Royaume de Jérusalem. Ils ont toutefois continué à vivre en Palestine, à entretenir certains lieux de pèlerinage importants et ils ont vécu la création de l'État d'Israël comme une rupture. C'est parmi les Arabes chrétiens que l'on trouve les plus fervents soutiens à une internationalisation de Jérusalem, comme proposée en 1947. L'islam a déclaré Jérusalem comme sa troisième ville sainte malgré l'absence du nom de la ville dans le texte du Coran. Les interprétations ont établi que Jérusalem était le lieu d'où Mahomet aurait effectué son
voyage nocturne. Les organisations islamistes palestiniennes ont toujours ainsi revendiqué cette ville comme la troisième ville sainte de l'Islam. L'OLP "laïque" de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications, peut-être pour satisfaire les pressions populaires musulmanes. Il a toujours refusé au cours des négociations d'avoir une autre capitale que Jérusalem/Al Qods. L'Autorité palestinienne a aujourd'hui pour siège la ville de Ramallah. Jérusalem est la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.

Politique israélienne à Jérusalem Est

Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens (55 000 environ en 1967). L'État d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes. Outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. À la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville ». Le Sénat français a constaté que l'écart démographique progressait en faveur des israéliens [http://www.senat.fr/rap/r96-159/r96-1593.html]. L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Cet état de fait est accentué par le tracé du projet de barrière de séparation ([http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/BRUBACHER/17031 Plan]) qui devrait entourer les colonies d'Adounim à 11km à l'est de Jérusalem. De plus, selon le Conseil Economique et Social des Nations, il existe une politique de discrimination sur les permis de construire [http://www.unhchr.ch/Huridocda/Huridoca.nsf/0/9256d77a523206688025673c005b02b2?Opendocument], favorisant les constructions pour les Juifs. Quelques chiffres mettent en avant cette réalité :
- Jérusalem-Est faisait 38km² en 1967. Et par l'effet de cette politique, 108km² par la construction quartiers juifs.
- en 1967 il y a 263 307 habitants = 195 700 Juifs et 54963 Arabes.
- en 2004 il y a 706 000 habitants = 458 000 Juifs (dont 200 000 à l’Est) et 225 000 Arabes. Cette politique se traduit dans le plan qui a été proposé par Benjamin Netanyahou et approuvé le 21 juin 1998 par la Knesset sous le nom de « Grand Jérusalem » ([http://www.afdg.org/spip/collok/pages/carte5.html Plan du Grand Jérusalem]), bien que le 13 juillet 1998, les Nations Unies ont demandé à Israël de renoncer à ce plan. Il faut ajouter à cela la mise en place d'une ceinture de colonies autour de la ville au nord (Pisgat Zeev), au sud (Gouch Etzion) et à l’est (Adounim) qui augmente la taille de Jérusalem à 440km². La superficie totale de la métropole de Jérusalem unifiée en comptant la ceinture de colonies est donc égale à environ 900km², c’est « le Très Grand Jérusalem » qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Au total du décompte, la population de cette métropole compte désormais 800 000 habitants pour plus que 225 000 Arabes environ. Malgré les efforts des politiques israéliennes, la population arabe a augmenté proportionnellement depuis 1967 [http://www.france-palestine.org/article625.html] passant de 20% en 1967 à 32% en 2004. Cela est notamment dû à l'écart du taux de natalité qui est de 2.7 pour les femmes juives et 4.4 pour les femmes musulmanes selon une étude de 2005 du bureau des statistiques israélien [http://www.france-palestine.org/article625.html]. Mais la population arabe est désormais enclavée. Ainsi, l'extension de Jérusalem a eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers arabes de Jérusalem Est du reste de la Cisjordanie. Le « Grand Jérusalem » ne repose pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l'Est de Jérusalem.

L’avenir de Jérusalem dans le processus de paix

Les propositions sur Jérusalem font partie du débat politique en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Si les propositions faites par Ehoud Barak au Sommet de Camp David II en 2000 de partager la ville ont été refusées par Yasser Arafat et ont vraisemblablement conduit le premier ministre israélien à la défaite aux élections anticipées qui ont suivi, les mêmes difficultés sont ressenties par le leadership palestinien. Arafat puis de Mahmoud Abbas ne peuvent en aucun cas céder sur la question de Jérusalem, de peur d'être pris de vitesse par les mouvements islamistes comme le Hamas. Toute solution qui n'incluerait pas Jérusalem (au moins sa partie orientale) comme capitale d'un futur État serait perçue comme une défaite. De la même façon, la base populaire israélienne ne peut supporter, d'après des sondages datant du début de la Seconde Intifada, de remettre en question la souveraineté israélienne sur Jérusalem. La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraine également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem. En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le Sommet de Taba.

Géographie et démographie

Géographie

Jérusalem est localisée à , sur l'extrémité d'un plateau. La ville est entourée de tout part de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.

Lieux remarquables

Jérusalem est le lieu d'un nombre important de monuments à signification religieuse ou historique, comme le Mur des lamentations, la Mosquée Al-Aqsa, l'Église du Saint-Sépulcre. C'est également le lieu d'établissement de plusieurs bâtiments gouvernementaux israéliens, comme la Knesset, ou des institutions comme l'Université hébraïque.

Démographie

Lors des premières mentions historiques, Jérusalem est habitée par les Cananéens. La Bible les décrit comme des Jébusites, qui dirigeront la ville jusqu'à sa prise par le roi David. Les Juifs sont alors majoritaires jusqu'à la destruction par Rome au second siècle de l'ère chrétienne. Par la suite, la ville est décrite à majorité musulmane au temps des Croisades, ce qui est certifié ensuite dans des écrits datant du . Selon des recensements de 2003, La population de la municipalité de Jérusalem est de 693 000 habitants, dont 464 000 juifs.

Voir aussi


- Pèlerinage de Jérusalem
-
- Kingdom of Heaven, film de Ridley Scott

Liens externes


- [http://www.jerusalem.muni.il/jer_main/f1_main.asp?lng=1/ Site web officiel de la Mairie de Jérusalem]
- [http://www.katapi.org.uk/BibleMSS/ElAmarnaT.htm Les tablettes akkadiennes]
- [http://www.archpark.org.il/panorama.shtml le temple d'Hérode en 3D avec un panorama 360°]
- [http://perso.wanadoo.fr/aa.duriot/incoherisme/jerusalem.htm Article sur le statut de la ville de Jérusalem, selon le Coran et les haddiths. Le statut de Jerusalem selon l'Alliance abrahamique.]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/je010_fr.html Jérusalem et le conflit israélo-palestinien]
- [http://www.jerusalemshots.com Portail des photos de Jérusalem]
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821

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Événements


- Le traité sino-tibétain de Chang'an reconnaît l'indépendance du Tibet. Signé après de vaines escarmouches au nord-ouest. Le texte, qui fixe les limites des deux empires, est écrit en chinois et tibétain sur trois piliers à Chang'an, à la frontière tibéto-chinoise et à Lhassa.
- Révolte du général byzantin Thomas le Slave contre Michel II le Bègue (fin en 823). Il assiège Constantinople en décembre avec le concours du Calife al-Mamun.
- Retour au pouvoir des anciens conseillés de Charlemagne, Adalhard, abbé de Corbie et le demi-frère de l’empereur, Wala, ancien gouverneur de Saxe.
- Bernard de Septimanie, comte de Toulouse, commande la marche d’Espagne.
- 17 septembre : Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté déjà importante de l' Abbaye Sainte Marie d'Arles-sur-Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.

Art & culture


- Dans la partie égyptienne de l'Arabie, les femmes ont accès aux études.
- Reconstruction des douze ponts sur la Seine.
- Vita Caroli, d’Enginhard.
- Vie de Saint Philatêros.

Naissances en 821


-

Décès en 821


- Adrien d'Orléans (°v. 760), comte d'Orléans, comte palatin
- Théodulphe, évêque d'Orléans, proche collaborateur de Charlemagne
- Saint Benoît d’Aniane (Witiza). ko:821년

Sarrasins

Les termes de cet article sont fréquemment amalgamés. ---- voyage en Espagne, dont Jean-Léon Gérôme est un illustre chef de file]]

Proche Orient et Méditerranée

terminologie pendant les Croisades

::Les Croisades
- chrétien,
- croisé, voir aussi chrétien arabophone (maronite, etc.) dans les états latins d'Orient.
- Sarrasin : le terme est essentiellement employé pour désigner les adversaires des croisés dans les temps médiévaux et en Méditerranée occidentale.

Voir aussi


- Barbaresque, pirate opérant en Méditerranée occidentale.

Cas spécifique à l'Espagne médiévale

terminologie pendant la Reconquista

Méditerranée occidentale, extirpée de l'article Maures. On notera la finesse du trait par rapport au mouvement artistique que l'Orientalisme. Les deux images illustrent le phénomène de répulsion / attraction puisque qu'elles émanent de l'iconographie ocidentale.]] ::La Reconquista
- chrétien, se réclame de Santiago
- infidèle (non fidèle à la religion du livre Révélé) -cet usage est interchangeable selon le camp
  - Voir aussi : mécréant
- mozarabe (qui est de confession chrétienne, malgré le suffixe)
- musulman, se réclame de Muhammad
- maure ou mauresque (francisation pour le castillan morisco ?)

Usage des noms composés

Les noms composés se référant aux personnes ou au pays, qui sont connotés par leur évocation du mélange, et reflètent mal en cela la diversité d'Al-Andalus, peuplé d'origines aussi diverses que d'Africains et de Syriens, compte tenu de la multitude des pays rencontrés lors de la conquête musulmane faisant suite à l'Hégire.
- arabo-berbère, arabo-musulman, hispano-arabe, hispano-mauresque, arabo-andalou, arabo-espagnol (moins courant). Outre ce nommage, il faut savoir que dans l'aire géographique laissée par la coexistence d'états de confession musulmane et d'autres de confession chrétienne survivants de l'Espagne wisigothique, il était d'usage courant qu'un intervenant, qui passait la frontière pour offrir ses services à l'un ou l'autre des royaumes, soit connu sous un nom arabe ET un nom chrétien, ou de consonnance gothique. Le plus célèbre d'entre eux est Le Cid Campeador, "sidi".

terminologie après la Reconquista


- mudéjar
- converso
- morisque

Article connexe


- Islamique et islamiste, l'amalgame contemporain. Catégorie:Terminologie Catégorie:Islam et croisades ja:サラセン人

Charlemagne

Charles Ier dit Charles le Grand (en latin Carolus Magnus, en français Charlemagne, en allemand Karl der Große, en néerlandais Karel de Grote). Né probablement à La Préalle, aujourd'hui dans la commune de Herstal (province de Liège, Belgique), le 10 avril 742 ou à Quierzy-sur-Oise, le 2 avril 747 - mort à Aix-la-Chapelle, le 28 janvier 814. Autres lieux de naissance évoqués : Aix-la-Chapelle, Düren, Jupille, Prüm.
- Roi des Francs de 768 à 814
- Empereur d'Occident de 800 à 814
- Roi des Lombards de 774 à 814 Il peut être considéré comme le « Père de l'Europe » avant l'heure.

Biographie

Charlemagne est le principal souverain de la dynastie carolingienne.
Il est le fils de Pépin III, dit le Bref et Berthe de Laon dite au Grand Pied.

Histoire

Naissance

La naissance et l'enfance de Charlemagne restent obscures, faute de documents d'époque. Charlemagne serait né à Quierzy-sur-Oise, Pépin le Bref y ayant fêté Pâques en 747. Selon d'autres sources, il serait né le 10 avril 742 à La Préalle (Herstal), près de Liège en Belgique, Pépin le Bref et ses ancêtres étant originaire de Jupille (province de Liège).

Son arrivée sur le trône

À la mort de Pépin le Bref, ses deux fils Charles (futur Charlemagne) et Carloman furent tous deux élus rois par une assemblée populaire ; Charles se vit attribuer la partie de territoire que possédait son père, et Carloman le royaume qui avait été celui de leur oncle Carloman. En 771, soit après un peu plus de trois années de règne et de paix relative entre les deux frères, Carloman décède. Sa veuve, Gerbera, se réfugie en Italie avec ses fils et quelques partisans, et Charles, alors âgé de vingt-neuf ans, est rapidement élu souverain de tout le royaume franc. Charlemagne commence ses conquêtes vers le Nord et l'Est (Bavière, Saxe, Frise), vers l'Ouest (Bretagne) et vers le Sud (Nord de l'Ebre en Espagne en 778, établissement de marches). À Noël 800, Charlemagne est couronné empereur des Romains par le pape Léon III. Toutefois dans ses actes le souverain se titrait « empereur gouvernant l'Empire romain, roi des Francs et des Lombards » (Karolus, serenissimus augustus, a Deo coronatus, magnus et pacificus imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per misericordiam Dei rex Francorum et Langobardorum) Lombards] Il entretient des relations diplomatiques avec le calife de Bagdad, Harun ar-Rachid duquel il reçoit en cadeau, entre autres, un éléphant blanc nommé Abul-Abbas, en 797 ou 801 selon les sources.

Chronologie


- 768 : Début du règne de Charlemagne, roi des Francs. Couronnement à Noyon. Il règne avec son frère Carloman jusqu'en 771.
- 771 : Charlemagne règne seul.
- 772 : Début des guerres de Saxe.
- 774 : Soumission des Lombards.
- 778 : Début des guerres contre les Maures.
- 788 : La Bavière perd son indépendance.
- 25 décembre 800 : Charlemagne, roi des Francs, est couronné empereur d'Occident à Rome par le pape Léon III. Début du nouvel Empire d'Occident.
- 812 Par le traité d'Aix-la-Chapelle, l'empereur d'Orient Michel I reconnaît Charlemagne comme empereur d'Occident.

Généalogie

Ascendance

┌─ Charles dit Martel (v.685-† 741), maire du palais d'Austrasie (719), │ maire du palais de Neustrie (719), maire du palais de Bourgogne (719) ┌─ Pépin III dit le Bref (v.715-† 768), maire du palais de Bourgogne (741), │ │ maire du palais de Neustrie (741), maire du palais d'Austrasie (747), │ │ roi des Francs (751) │ └─ Rotrude de Tréves (?-?) │ Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne │ │ ┌─ Caribert ou Héribert (?-?), comte de Laon └─ Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied (?-† 783) └─ Gisèle (?-?)

Descendance

Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne 1) x 768 Himiltrude ├─ Alpaïs (?-?) └─ Pépin dit le Bossu ( ca 770-811), enfermé à l'abbaye de Prüm en 792 après une révolte contre son père Charlemagne en 791 2) x 770 Désirée de Lombardie (cf. Lombardie), répudiée pour un motif inconnu un an après, sans descendance 3) x ca 771 Hildegarde de Vintzgau (cf. Agilolfing) femme d'une des plus │ nobles familles de la nation des Suèves │ ├─ Charles le jeune (ca 772-811) ├─ Adélaïde (?-774) ├─ Rotrude (ca 775-6 juin 810), fiancée pendant six ans à Constantin VI, │ fils de l'impératrice Irène │ x Rorgon I du Maine (cf. Rorgonides) │ │ │ └─ Louis │ ├─ Pépin d'Italie (777-810), roi d'Italie (781-810) (cf. Herbertiens) │ x Rothai